11-Septembre: 25 ans après, Hillary Clinton estime que les États-Unis ont "baissé la garde en matière de lutte contre le terrorisme"

11-Septembre: 25 ans après, Hillary Clinton estime que les États-Unis ont "baissé la garde en matière de lutte contre le terrorisme"
Hillary Clinton présente lors de la 62e Conférence sur la sécurité de Munich, le 14 février 2026, en Allemagne.

Hillary Clinton présente lors de la 62e Conférence sur la sécurité de Munich, le 14 février 2026, en Allemagne. - Johannes Simon/Getty Images

L'ancienne secrétaire d'État a dénoncé jeudi les coupes budgétaires menées par l'administration Trump dans des services de l'État chargés de la lutte contre le terrorisme.

L'ancienne secrétaire d'État démocrate Hillary Clinton s'est inquiétée ce jeudi 10 septembre que l'administration Trump n'investisse pas assez dans le contre-terrorisme, alors que les États-Unis commémorent ce vendredi les attentats du 11 septembre 2001.

"Je crains beaucoup que nous ayons baissé la garde en matière de lutte contre le terrorisme, et je ne dis pas cela pour effrayer qui que ce soit ni pour exagérer, mais je pense que nous n’accordons pas suffisamment d’attention à la recrudescence des actes terroristes", a déclaré Hillary Clinton sur NBC News.

"La menace n’a pas disparu - elle s’est atténuée - mais elle est toujours présente, et il y a encore plusieurs milliers d’extrémistes dans le monde qui nous veulent un mal immense", a-t-elle averti.

Des coupes budgétaires

L'ex-candidate à la présidentielle a notamment dénoncé les coupes budgétaires menées par l'administration Trump dans plusieurs services de l'État. En 2025, la CIA, l'une des principales agences de renseignement américaines, a par exemple engagé un plan de départs volontaires dans le cadre de ces coupes, sans que l'on sache combien d'employés sont effectivement partis depuis.

"Je sais qu’il y a encore des personnes très dévouées au sein du gouvernement, vous savez, au FBI, dans les services de renseignement. Je le comprends bien", a-t-elle déclaré.

"Mais elles ne disposent pas des ressources nécessaires, et on ne leur donne pas la priorité opérationnelle dont elles ont besoin en ce moment pour faire correctement leur travail", a-t-elle affirmé.

Contacté par NBC News, le département de la Sécurité intérieure a répondu que "malgré les multiples blocages du (ministère) par les démocrates, le ministère est tout à fait en mesure d’assurer la sécurité des Américains dans un contexte de menaces en constante évolution". Le département de la Sécurité intérieure "a mené des actions de recrutement, de réforme et de modernisation à un rythme record, notamment dans le domaine de la lutte contre le terrorisme", a assuré l'un de ses porte-paroles.

Donald Trump "plus intéressé par la construction de sa salle de bal"

Hillary Clinton a aussi vivement critiqué Donald Trump, qu'elle juge "plus intéressé par la construction de sa salle de bal qu’à l’analyse des renseignements provenant d’Afghanistan".

Le président américain n'assistera pas cette année à la cérémonie se déroulant à l'emplacement de l'ancien World Trade Center, à laquelle sont attendus tous ses prédécesseurs encore en vie - George W. Bush, Bill Clinton, Barack Obama et Joe Biden. Il prononce ce vendredi un discours au Pentagone, l'un des autres lieux frappés il y a 25 ans.

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Selon le New York Times, le président américain a pris la décision d'aller vendredi au Pentagone "en partie parce qu'il voulait faire un discours" à New York, ce qui a été refusé car seules les familles des victimes s'expriment pendant la cérémonie à "Ground Zero". Donald Trump a accusé le quotidien d'avoir "inventé" cette explication. Le vice-président JD Vance représentera le gouvernement à New York pour les commémorations.

Le 11 septembre 2001, deux avions détournés par des terroristes islamistes ont percuté les deux tours du World Trade Center, un troisième a éventré le Pentagone et un quatrième, qui semblait viser le Capitole ou la Maison Blanche, s'est écrasé dans une zone boisée de Shanksville, en Pennsylvanie, après une contre-attaque des passagers.

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En plus des 2.977 personnes décédées ce jour-là, plus de 9.400 autres sont mortes des suites de maladies liées à leur exposition aux attentats, selon le programme fédéral mis en place pour assurer leur suivi médical.

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