Comptes compromis, IA générative, cloud et chaînes logicielles, les attaquants exploitent désormais les écosystèmes numériques de confiance pour rester invisibles et accélérer leurs opérations.
L’époque où une attaque informatique se repérait principalement grâce à un malware semble révolue. Selon le Threat Hunting Report 2026 de CrowdStrike, les cybercriminels misent désormais sur des approches plus discrètes. Ils exploitent des comptes légitimes, des applications SaaS ou des infrastructures cloud pour se fondre dans l’activité normale des entreprises. Le rapport décrit un changement profond des modes opératoires. Les attaquants ne cherchent plus uniquement à déposer du code malveillant dans les systèmes. Ils détournent aussi les outils existants et les identités numériques déjà utilisées par les collaborateurs. Une évolution qui rend les attaques plus difficiles à détecter et complique la tâche des équipes de sécurité. L’un des principaux enseignements du rapport concerne la montée en puissance de l’IA dans les opérations offensives. Selon CrowdStrike, le nombre d’attaques impliquant des capacités IA a progressé de 89 %. Les attaquants utilisent ces outils pour automatiser la reconnaissance, cibler plus efficacement leurs victimes et accélérer les opérations d’intrusion.