Google signe un contrat d'approvisionnement en électricité de 3,6 MW avec Constellation Energy pour alimenter l'expansion de ses centres de données, dont 25 % via le nucléaire dédié

Google signe un contrat d'approvisionnement en électricité de 3,6 MW avec Constellation Energy pour alimenter l'expansion de ses centres de données, dont 25 % via le nucléaire dédié

Google a conclu un contrat d'approvisionnement en électricité d'une ampleur considérable, portant sur 3 590 mégawatts, avec Constellation Energy, via le plus grand réseau de transport d'électricité du pays. La production nucléaire dédiée représentera environ 25 % de l'approvisionnement énergétique total, ont annoncé les deux entreprises. Cette transaction commerciale d'envergure va générer plus de 4,3 milliards de dollars de nouveaux investissements de la part de Constellation. Les investissements ciblés concerneront 11 réacteurs nucléaires distincts répartis dans trois États : l'Illinois, la Pennsylvanie et le New Jersey. Cet accord met en lumière une offensive agressive menée par les principaux fournisseurs de cloud et opérateurs d'intelligence artificielle (IA) pour s'assurer d'énormes réserves d'électricité destinées à leurs campus de centres de données.

En juillet 2025, en seulement quatre ans, la consommation électrique des centres de données de Google avait plus que doublé. Le dernier rapport environnemental 2025 de l'entreprise avait révélé qu'en 2024, ses centres de données avaient consommé près de 31 millions (ou 30,8 millions pour être exact) de mégawattheures d'électricité alors que leur consommation était inférieure de plus de moitié en 2020. Cette forte augmentation reflète les besoins croissants de l'entreprise en puissance de calcul, à mesure que ses services numériques continuent de se développer.

Récemment, Google a conclu un contrat d'approvisionnement en électricité d'une ampleur considérable, portant sur 3 590 mégawatts, avec Constellation Energy, via le plus grand réseau de transport d'électricité du pays. La production nucléaire dédiée représentera environ 25 % de l'approvisionnement énergétique total, ont annoncé mardi 6 octobre les deux entreprises. Cette transaction commerciale d’envergure va générer plus de 4,3 milliards de dollars de nouveaux investissements de la part de Constellation. Ces fonds serviront à renforcer la capacité de production de plusieurs réacteurs nucléaires existants exploités par le fournisseur d’énergie dans les régions du Midwest et du Mid-Atlantic.

Les termes de l’accord : modernisation des réacteurs et contrats de long terme sur le réseau électrique

Cet accord d’approvisionnement de grande envergure se divise en deux contrats majeurs visant à garantir une énergie de base propre ainsi qu’une stabilité accrue du réseau. Premièrement, Google a signé un contrat d’achat d’électricité d’une durée de deux décennies portant sur 890 mégawatts produits par plusieurs centrales nucléaires appartenant à Constellation. Ces sites feront l’objet de mises à niveau techniques afin d’augmenter la puissance de sortie des réacteurs existants. Les livraisons provenant de la première centrale nucléaire modernisée devraient débuter en 2028.

Deuxièmement, en plus de cette part d’énergie nucléaire, Google a conclu un contrat à long terme portant sur 2 700 mégawatts au sein du réseau PJM Interconnection. Cette source d'énergie n'est pas liée à un type de combustible de production spécifique, ce qui garantit une prévisibilité des revenus à long terme pour le parc en exploitation de Constellation. Il convient de noter que Constellation est le plus grand exploitant d'énergie nucléaire commerciale aux USA, tout en gérant également un parc important de centrales au gaz naturel.

Mise à niveau de 11 réacteurs nucléaires intégrés au réseau PJM

Les investissements ciblés concerneront 11 réacteurs nucléaires distincts répartis dans trois États : l’Illinois, la Pennsylvanie et le New Jersey. Ces 11 installations sont toutes situées dans la zone couverte par PJM Interconnection, le plus grand réseau régional de transport d’électricité du pays. « Nous nous engageons à répondre à notre croissance de manière responsable en investissant activement dans une énergie propre et fiable qui apporte de nouvelles capacités aux réseaux électriques de notre pays », a déclaré Amanda Peterson Corio, responsable mondiale de l’énergie et de l’électricité chez Google.

La compétition pour les centres de données des géants de la tech

Cet accord met en lumière une offensive agressive, à l’échelle du secteur, menée par les principaux fournisseurs de cloud et opérateurs d’IA pour s’assurer d’énormes réserves d’électricité destinées à leurs campus de centres de données en pleine expansion. Afin de répondre aux prévisions de charge en forte hausse, les géants de la technologie ont conclu, au cours des deux dernières années, des accords d’approvisionnement historiques directement avec les exploitants de centrales nucléaires. Microsoft et Constellation ont conclu un accord visant à remettre en service le réacteur nucléaire de Three Mile Island, en Pennsylvanie, qui avait été fermé, dans le but exclusif d’alimenter les centres de données de Microsoft. Par ailleurs, Google avait précédemment conclu un accord pour redémarrer la centrale nucléaire désaffectée de NextEra Energy dans l’Iowa.

En juillet 2026, sous l'effet de l'expansion rapide de l'IA, la consommation d'électricité de Google avait augmenté de 37 % en 2025, soit la hausse annuelle la plus importante jamais enregistrée à ce jour, selon le dernier rapport environnemental de l'entreprise. Bien que Google affirmât avoir couvert l'intégralité de sa consommation d'électricité à partir d'énergies 100 % renouvelables, l'entreprise reconnaissait que l'expansion rapide de son infrastructure d'IA devançait la décarbonisation du réseau électrique. Une situation qui soulignait le défi que représente la conciliation entre la croissance rapide de l'IA et les objectifs de développement durable à long terme.

À l'origine de cette trajectoire, en août 2025, les émissions totales de gaz à effet de serre de Google avaient augmenté de 48 % entre 2019 et 2023. La majeure partie était liée à l'augmentation de la demande de calcul à partir de 2022, ce qui coïncidait avec l'avènement de l'IA générative. Cependant, Google relativisait. L'entreprise estimait que « les habitudes de consommation d'énergies et d'eau des centres de données pour l'IA sont exagérées ». Selon Google, le traitement d'un prompt par Gemini consomme désormais l'équivalent de 9 secondes d'énergie de télévision et 5 gouttes d'eau. Mais les experts affirmaient que Google manipule les chiffres pour faire croire que l'IA consomme moins d'énergie.

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