Des adolescents de 13 ans interpellés à Liège: “L’un d’eux a appelé à un attentat devant son école”
Plusieurs mineurs de 13 ans ont été interpellés en marge des manifestations estudiantines à Liège, selon le bourgmestre Willy Demeyer (PS), invité sur Bel RTL ce mercredi matin. S’il assure comprendre leurs revendications pour l’enseignement, l’élu appelle les élèves au calme et à retourner en classe.
A.MA
Source: RTL Info
7 octobre 2026, 13:24Dernière mise à jour: 13:51
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Invité de Martin Buxant ce mercredi matin sur Bel RTL, Willy Demeyer est revenu sur les débordements observés en marge des manifestations étudiantes. Au total, 107 arrestations ont eu lieu ces derniers jours. Pour la seule journée de mardi, la police de Liège a fait état de 31 arrestations administratives, deux judiciaires et de plusieurs policiers blessés.
“Un nouveau mouvement”
Parmi les personnes interpellées se trouvent des adolescents âgés de 13 ans. “L’un d’entre eux a cassé des caméras de surveillance, un autre a appelé, via une publication sur les réseaux sociaux, à un attentat devant son école, avec un mode d’emploi”, a précisé l’élu socialiste. Il évoque par ailleurs “un nouveau mouvement dont on ne connaît pas vraiment les contours, qui se repose sur les réseaux sociaux, et qui se joint au mouvement en France”.
S’il assure comprendre les revendications des jeunes, le bourgmestre les a invités dès mardi à retourner en classe. “Les directions sont sensibilisées. Nous avons demandé que les élèves soient dans les écoles, car ceux qui manifestent pour leurs droits se retrouvent au milieu de casseurs”, a-t-il encore expliqué. “Nous ne leur disons pas de retourner à l’école pour éviter qu’ils manifestent, c’est pour que la police puisse intervenir là où se trouvent les casseurs.”
“Je ne veux pas de divorce entre la police et les jeunes”
Le bourgmestre de Liège et le chef de corps de la police locale, Jean-Marc Demelenne, ont par ailleurs rencontré ce mercredi matin des délégués d'élèves et des directions d'écoles. Lors de cet échange, les autorités ont souligné la nécessité de protéger la jeunesse et de créer des espaces de dialogue, tout en condamnant fermement les dégradations. "Je ne veux pas de divorce entre la police et les jeunes", a déclaré le bourgmestre, qui a qualifié de "légitime" le combat des élèves pour l'enseignement.
Si la présence de mineurs parmi les manifestants modifie la manière dont les forces de l'ordre peuvent agir, les jeunes restent toutefois passibles de poursuites: "Si des jeunes commettent un délit, il y a des procédures pour les mises en cellule”, a encore rappelé Willy Demeyer sur Bel RTL.
Pour rappel, les élèves manifestent depuis plusieurs jours pour dénoncer notamment le coût des études supérieures et des abonnements de bus, mais aussi le manque de place dans certaines classes, les journées de cours chargées et les difficultés à obtenir du matériel. Ils déplorent que leurs inquiétudes et leur mobilisation soient peu entendues par le monde politique.