500 vélos électriques partagés sont disponibles à Mons: "Ce projet renforce notre politique en matière de mobilité douce"
Le manque est désormais comblé. À l'instar d'autres grandes villes, Mons dispose désormais elle aussi d'une flotte de vélos électriques partagés. Les premiers sont arrivés ce lundi matin dans l'intramuros. Une nouvelle qui réjouit le collège communal, qui avait manifesté son intérêt pour un tel dispositif il y a déjà quelque temps, mais qui avait dû composer avec le retrait de la société française avec laquelle les premiers échanges avaient été noués.
C'est finalement la société Dott, déjà présente dans plus de 400 villes à travers l'Europe (dont Bruxelles, Charleroi, Gand, Herstal et Liège en Belgique) et au Moyen-Orient, qui a été sélectionnée par la Ville de Mons.
"La première entreprise vers qui nous nous étions tournés s'est retirée à la suite d'un repositionnement, mais s'était engagée à démarcher d'autres entreprises susceptibles de prendre le relais", explique Catherine Houdart (LB), échevine de la Mobilité. Deux sociétés ont finalement introduit un dossier complet. À l'issue d'une procédure de sélection menée conformément au règlement communal relatif au cyclopartage en flotte libre, le collège communal a donc porté son choix sur Dott.
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Le déploiement prochain de 500 vélos partagés à Mons inquiète l'association cycliste Avello: "l'infrastructure existante ne pourra pas les accueillir"Dans un premier temps, 200 vélos seront installés sur les sites déjà équipés d'arceaux. "Le déploiement sera progressif, mais la flotte, soit 500 vélos, devrait être complète à la mi-septembre, pour la rentrée des établissements d'enseignement supérieur." Car l'opérateur comme la Ville entendent notamment collaborer étroitement avec les universités. "L'UCLouvain FUCaM Mons a déjà validé le principe, c'est en cours du côté de l'Université de Mons", confirme Sébastien Grémeaux, responsable du service Mobilité de la Ville.

Un outil complémentaire
L'objectif est notamment de permettre aux étudiants de circuler facilement d'un campus à l'autre, sans devoir parcourir de longues distances à pied ou reprendre leur voiture, avec les embouteillages que cela implique. Cette offre de vélos partagés vient ainsi renforcer les transports en commun, la marche et les autres modes de déplacement, en proposant une solution supplémentaire pour les trajets de proximité.
"Nous sommes vraiment très heureux de pouvoir concrétiser ce projet, qui s'inscrit dans la continuité du développement de notre politique en matière de mobilité douce", poursuit Catherine Houdart, qui espère que de nouveaux aménagements cyclables pourront également être envisagés et financés.
"Tout ne sera pas parfait. Il faudra analyser les retours du terrain afin d'adapter le dispositif. Mais nous pensons, dans tous les cas, que cette proposition répondra à un réel besoin, puisqu'elle s'adresse tant aux étudiants et aux travailleurs qu'aux touristes et aux promeneurs. Elle permettra probablement à davantage de personnes de recourir au vélo au quotidien, et non plus uniquement dans une optique de loisir."
Concrètement, les 200 premiers vélos sont disponibles du côté de la gare, de la Grand-Place, des principales rues commerçantes, des écoles et administrations, des principaux équipements sportifs et culturels, ainsi que sur plusieurs places et espaces publics du centre-ville. Les autres zones seront ensuite équipées progressivement, y compris en périphérie, notamment au Grand Large, à l'UCLouvain Mons, au zoning de Ghlin et à Nimy.
Le service est accessible via l'application mobile Dott, qui permet de localiser un vélo disponible, de le déverrouiller et de régler son trajet. Le tarif est fixé à un euro pour le déverrouillage, auquel s'ajoute 0,30 euro par minute d'utilisation. Des abonnements et différentes formules sont également proposés afin de répondre aux besoins des utilisateurs.
"Nous aurions pu coupler l'offre de vélos aux trottinettes, mais nous avons fait le choix politique de développer exclusivement un service de vélos", précise encore Catherine Houdart. Les vélos seront limités à une vitesse de 25 km/h, avec une réduction automatique dans certaines zones piétonnes. Au-delà des aspects techniques, le choix de l'opérateur s'est également appuyé sur sa capacité à assurer une gestion rigoureuse du service, à préserver la qualité de l'espace public et à intervenir rapidement en cas de besoin. Chaque vélo sera géolocalisé et devra obligatoirement être restitué dans une zone de stationnement autorisée.
Pas question, donc, d'abandonner son vélo n'importe où. "Une photographie sera demandée à la fin de chaque trajet afin de vérifier son bon stationnement", annonce Sébastien Grémeaux. En cas de non-respect des règles, l'utilisateur sera financièrement pénalisé et le trajet ne pourra pas être clôturé.
"Nous avons vraiment veillé au respect de l'espace public, à la sécurité des usagers, à la qualité de vie des riverains et au suivi quotidien de la flotte en sélectionnant cet opérateur", conclut Catherine Houdart. Reste désormais aux usagers à se laisser tenter pour leurs prochains déplacements.
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