Affaire Jubillar : "Mon mari n’en a pas dormi cette nuit"… La propriétaire de la parcelle où des ossements ont été retrouvés, choquée d’être mêlée à une affaire criminelle
l'essentiel Elle n'aurait jamais imaginé qu’un jour son terrain soit lié à une affaire criminelle. Le 16 juillet 2026, des ossements susceptibles d’être ceux de Delphine Jubillar ont été retrouvés sur une parcelle agricole de Mailhoc, dans le cadre des recherches sur la disparition de l’infirmière. Pour la propriétaire des lieux, la nouvelle a fait l'effet d'une déflagration. Sur ces terres familiales, au milieu des champs de céréales et d’une ancienne bâtisse agricole, rien ne laissait penser qu’un tel drame pouvait un jour surgir.
Jamais elle n’aurait pensé à une chose pareille. Le 16 juillet 2026, dans le cadre de fouilles concernant la disparition de Delphine Jubillar en décembre 2020, des ossements susceptibles d’être ceux de l’infirmière de 33 ans sont retrouvés sur une parcelle agricole de Mailhoc. Dix jours plus tôt, Cédric Jubillar avait avoué avoir tué son épouse, plus de cinq ans après l’éclatement de l’affaire.
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Pour la propriétaire de la parcelle où les restes ont été découverts, c’est le choc. Derrière l’habitation principale, au milieu des terres exploitées par la famille, une petite maison en pierre semble figée dans le temps. Cette bâtisse familiale, héritée des générations précédentes, est abandonnée depuis plusieurs décennies. Sans eau ni électricité, elle n’a jamais été réhabilitée. À l’intérieur, quelques traces d’une autre époque subsistent : du vieux matériel agricole et des roues de charrette.
Mais c’est à peine à quelques mètres, au niveau d’une zone qui sert de stockage pour le fumier, que les ossements sont retrouvés. "Nous sommes désolés pour cette histoire, raconte-t-elle. On est extrêmement choqués. Nous n’avons jamais rien vu." Cet espace n’a jamais eu d’autre fonction que celle d’un lieu de remise agricole, où était entreposée de la matière provenant de l’abattoir de Carmaux avant d’être répandue dans les 200 hectares de champs de céréales. Rien, dans son quotidien, ne pouvait laisser imaginer qu’un corps ait pu y être dissimulé.
Un quotidien bouleversé
La seule particularité du secteur, selon la propriétaire, remonte à une autre époque. Le bois situé à la lisière de la petite maison aurait parfois servi de lieu de rencontres "sentimentales". "Nous avons expliqué aux enquêteurs que peut-être Cédric Jubillar connaissait l’endroit à cause de cela. Mais rien n’est confirmé", précise-t-elle.
Au-delà des questions que soulève désormais l’enquête, c’est la découverte elle-même qui la bouleverse, elle et son mari. Ces terres familiales, ce lieu qu’ils côtoient chaque jour, sont soudainement associés à une affaire criminelle qui les dépasse. Une épreuve supplémentaire pour un quotidien déjà difficile. "C’est compliqué pour les agriculteurs..."
Pour son mari, fragilisé par des problèmes de santé, cette situation n’a rien arrangé. "Il est très émotif et est très malade", confie-t-elle. Depuis qu’il a appris que les restes de Delphine Jubillar avaient pu être retrouvés sur leur exploitation, l’homme est profondément marqué. "Cette nuit, il n’a pas dormi."