Les mises en garde de la maire de Courdimanche sur le futur parc d’attractions Dragon Ball
« Je préserverai tout ce que je peux préserver », a assuré, ce vendredi 28 août, la maire de Courdimanche, où doit se construire le parc d’attractions Dragon Ball.

Photo par FABRICE CAHEN / AFP
Le parc Mirapolis, à Courdimanche, en 1995. Un nouveau parc à thèmes, dédié à l’univers Dragon Ball, doit voir le jour.
Sophie Matharan, la maire (DVG) de Courdimanche, ne s’était jusqu’à présent pas exprimée sur la création de trois parcs d’attractions par l’Arabie saoudite dans l’Ouest parisien. L’élue a pris la parole, ce vendredi 28 août, dans les colonnes du Parisien, pour assurer son souhait de « préserver » le cadre de vie de ses habitants.
L’un des trois parcs évoqués, qui pourrait être dédié à l’univers Dragon Ball, doit en effet voir le jour sur le site de l’ancien parc Mirapolis, fermé il y a 35 ans et situé sur la commune de Courdimanche, dans le Val-d’Oise.
« C’est un bouleversement pour notre commune. Les habitants sont dans l’attente. Certains sont pour, d’autres contre, notamment ceux qui s’inquiètent des impacts sur la tranquillité », a réagi la maire dans un entretien au Parisien, citant les possibles nuisances sonores.
Si l’édile assure être « ni pour, ni contre », elle fait savoir qu’elle sera « exigeante pour que ce projet profite aux habitants ». « Je préserverai tout ce que je peux préserver », a souligné Sophie Matharan, avant de formuler plusieurs mises en garde.
Ne pas faire la queue « comme si on allait à Disneyland »
Parmi elles : les sujets environnementaux et sociaux ne doivent pas être oubliés. « On va défendre notre identité, qui doit faire partie intégrante de la manière de concevoir ce parc », a déclaré Sophie Matharan. « S’il y a des parcelles agricoles touchées, il faudra des compensations de territoires », a indiqué la maire. « Si la ville augmente, elle augmente. Mais il faut que ce soit maîtrisé », a-t-elle complété sur le logement.
La question de l’accessibilité sera également un enjeu, promet-elle. « En rentrant dans notre ville, il ne faudra pas qu’on soit contraint de faire la queue comme si on allait à Disneyland. Nos habitants doivent avoir accès à leur commune sans être bloqués », a exigé Sophie Matharan.
Malgré ces mises en garde, l’édile reconnaît une opportunité pour la commune, notamment sur la création d’emploi. « C’est gigantesque », s’est-elle félicitée. « Cela rayonnera sur l’agglomération, le département, la région et même à l’échelle européenne », a-t-elle ajouté.
L’élue dit aussi sa surprise d’un tel projet. « Il y a de longue date des visées sur l’ancien parc de Mirapolis, mais je ne m’attendais pas à un investissement de 6 milliards », a-t-elle confié auprès du quotidien.