Après leur congrès, les jeunes libéraux prêts pour la campagne…

Après leur congrès, les jeunes libéraux prêts pour la campagne…

À quelques jours du déclenchement officiel des élections au Québec, les jeunes libéraux ont clôturé dimanche leur congrès galvanisés et optimistes quant aux chances du Parti libéral de former le prochain gouvernement.

Quelque 400 jeunes de moins de 25 ans et presque 100 candidats pour la prochaine élection étaient réunis à Saint-Lambert, en Montérégie, samedi et dimanche. Une occasion unique de préparer les militants à la campagne électorale, selon le président nouvellement élu de l’aile jeunesse du parti, Abdenour Duraid. Les participants ont été breffés sur les « bonnes et mauvaises pratiques sur les médias sociaux », sur les logiciels à maîtriser pour la campagne et même sur la manière de mettre en action une stratégie de campagne efficace.

Des ateliers méticuleusement choisis puisque, comme nous avons pu le constater sur place, de nombreux membres des jeunes libéraux prendront part d’une manière ou d’une autre à la prochaine campagne. Damien Demers, 20 ans, s’impliquera auprès du candidat dans Verdun, Antoine Dionne Charest, par exemple. « Un très bon candidat », lance-t-il fièrement. Gabrielle Chait-Duval, 18 ans, s’impliquera quant à elle dans la campagne de son père, le candidat libéral dans Châteauguay, Félix Rhéaume.

Le nouveau président des jeunes libéraux, M. Duraid, compte lui aussi s’impliquer lors de la prochaine campagne, notamment auprès du chef du parti, Charles Milliard, mais aussi « si d’autres candidats ont besoin de [lui] ». « Dans un comité comme Ungava, par exemple », lance-t-il en entrevue après la fermeture du congrès.

« La fin de semaine a permis de motiver tant des nouveaux jeunes libéraux que des anciens », se réjouit-il.

Des résolutions

En plus de vouloir se préparer à l’élection, les jeunes étaient aussi là pour proposer des résolutions qu’ils jugent « prioritaires ». Concrètement, ces « résolutions » sont des appels à l’action ou des demandes qu’ils formulent à l’égard du Parti libéral du Québec.

Idéalement, certaines de ces propositions se retrouveraient dans la plateforme électorale libérale, a dit samedi Charlie Bourdages, présidente sortante de la commission jeunesse. S’ils savent qu’elles ne seront pas toutes intégrées, les jeunes libéraux sont d’avis que le parti prend tout de même au sérieux les demandes formulées par son aile jeunesse. L’exemple parfait, selon eux ? Le Fonds des générations. Une idée qui avait émané des jeunes libéraux pour se concrétiser en 2006 à l’Assemblée nationale.

Même principe cette année. Les jeunes libéraux ont débattu de résolutions et croient que leurs idées pourraient un jour se frayer un chemin dans la législature. Ils ont, par exemple, voté pour une résolution demandant officiellement au Parti libéral de créer un ministère de la Jeunesse. Il n’en fallait pas plus pour que Charles Milliard réagisse, leur proposant « encore mieux », selon lui. « Dans les huit dernières années, vous avez été ballottés de ministère en ministère. Alors, dans mon gouvernement, la jeunesse sera ma responsabilité, dans mon ministère. Les dossiers de la jeunesse seront directement sur le bureau du premier ministre du Québec ! » a-t-il annoncé samedi.

Les jeunes suggèrent aussi de modifier la Loi sur les infrastructures publiques afin que la planification des infrastructures soit pensée sur 25 ans plutôt que sur 10 ans. Un « virage complet vers la planification à long terme », selon Mme Bourdages.

Des promesses

Charles Milliard, qui a qualifié samedi le PLQ de parti « underdog » [négligé] ayant la victoire « à portée de main », a profité de l’événement pour lancer plusieurs promesses devant une foule hautement enthousiaste.

Il s’est engagé à lancer des états généraux sur l’éducation dans les 100 premiers jours de son mandat, à tenir une commission spéciale sur la santé mentale des jeunes à l’Assemblée nationale, à s’assurer que les stages dans le réseau public soient « adéquatement compensés », à simplifier l’aide financière aux études et à créer un régime d’accès à l’entrepreneuriat. Des annonces qui ont ravi les jeunes présents sur place, et tout particulièrement le nouveau président.

« On est vraiment avec le chef du parti », a-t-il dit. Son mandat, qui commencera en lion avec le début imminent de la campagne électorale, sera une occasion pour lui de travailler à « remettre les jeunes au cœur du débat ». « Les jeunes ont de moins en moins foi en l’avenir. On veut leur offrir une plateforme et leur montrer qu’ils peuvent améliorer leur sort dans un parti avec un chef qui les écoute. »