Aubange : l'usine Trico reprise par le groupe chinois Yunyi, 184 emplois préservés
Après le prononcé de la faillite de l'équipementier automobile Trico à Aubange par le Tribunal de l'entreprise, un accord de reprise a été conclu avec le groupe industriel chinois Yunyi. Cette opération, soutenue par les organisations syndicales FGTB Métal Liège-Luxembourg et Setca Luxembourg, permet de maintenir une grande partie de l'activité industrielle sur le site. Dans un communiqué publié ce mercredi, les syndicats se montrent globalement positifs.
Un projet industriel stratégique pour l'implantation de Yunyi en Europe
Acteur majeur du secteur automobile, le groupe Yunyi concrétise avec le site d'Aubange sa première implantation sur le continent européen. Cette acquisition vise à raccourcir les délais de livraison pour ses clients implantés en Europe.
Le plan industriel présenté par l'acquéreur a reçu le soutien de la FGTB Métal Liège-Luxembourg, représentante des ouvriers, et du Setca Luxembourg, représentant les employés et les cadres. Les deux syndicats, largement majoritaires au sein de l'entreprise, ont conduit les négociations sociales ayant mené à la validation de cet accord. L'objectif affiché par ce projet est de développer l'activité locale et de reconquérir des parts de marché afin d'atteindre la position de troisième acteur du secteur.
Sauvegarde de 90 % des effectifs et engagements sur l'emploi
Sur le plan social, l'accord prévoit que la nouvelle structure reprenne 90 % du personnel sous contrat à durée indéterminée, ce qui représente 184 travailleurs sur un total de 204. Le texte acte également que 20 travailleurs actuellement sous contrat d'intérim bénéficieront d'un contrat à durée déterminée dans un délai de 12 mois.
Le plan a été validé à plus de 90 % par les travailleurs. Les représentants de la FGTB Métal Liège-Luxembourg et du Setca Luxembourg ont salué la confiance manifestée par le personnel durant cette procédure de négociation, ainsi que le travail des équipes juridiques mobilisées pour mener l'opération à son terme. Les organisations syndicales ont confirmé qu'elles continueraient d'accompagner les salariés lors du redémarrage des activités.
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