Du van ultra-autonome à la caravane pliante : ce qu’il faut retenir du 60ᵉ Salon du Véhicule de Loisirs

Du van ultra-autonome à la caravane pliante : ce qu’il faut retenir du 60ᵉ Salon du Véhicule de Loisirs

Il n’était même pas encore de ce monde lors de ce premier salon, en 1966. Pourtant, sur le stand Chausson, l’Odyssée 4000 de 1980, sur une base de Peugeot J9, trône fièrement et tient à fêter lui aussi les 60 ans de la manifestation, sans la moindre climatisation ni autonomie en eau ou en électricité.

la vanlife vintage

Car dans les halls du Bourget, pour cet anniversaire, les aménageurs comme les constructeurs redoublent d’efforts pour améliorer la liberté. À l’heure où les restrictions et les interdictions de camping sauvage se multiplient, les vans et fourgons deviennent de plus en plus autonomes, avec des engins capables de crapahuter sans le moindre fil à la patte pendant dix jours.

Du haut de ce J9 Chausson, 46 ans nous contemplent
Du haut de ce J9 Chausson, 46 ans nous contemplent

C’est le cas des fourgons 4x4 Hymer sur base de Mercedes Sprinter, mais aussi, bien sûr, de l’énorme Kodiak à six roues motrices qui, avec ses 20 tonnes, semble transporter une centrale électrique de 600 Ah, quand la plupart des camping-cars classiques se contentent de 150 Ah — ce qui constitue déjà un joli score. Le prix du mastodonte, conçu sur une base Renault Trucks, est lui aussi plus proche d’une centrale que d’une pile de lampe de poche : 976 000 euros.

Près d’1 million d’euros pour ce Kodiak.
Près d’1 million d’euros pour ce Kodiak.

Si l’autonomie est devenue essentielle, bien que loin d’être toujours indispensable, les technologies embarquées le sont également. Chez Mercedes, le Marco Polo, qui vient d’être restylé, dispose d’une interface MBAX associée à un système de mise à niveau qui permet, depuis son smartphone, de corriger l’assiette du van pour dormir bien à plat dans toutes les situations.

Tous les fourgons et vans proposent désormais de plus en plus de packs technologiques et multimédias, avec notamment des caméras de recul encore plus indispensables que sur les voitures. Ils adoptent aussi, petit à petit, les aides à la conduite, tout en restant totalement dépendants de ce que proposent les constructeurs dans ce domaine.

La bonne vieille caravane pliante se relooke.
La bonne vieille caravane pliante se relooke.

Mais il est un domaine où les camping-cars et fourgons ne peuvent pas lutter : l’encombrement. Si les vans passent généralement sous la barre des 2 mètres, ce n’est jamais le cas de leurs grands cousins. Alors, les bons vieux fabricants de caravanes pliantes comme Eriba reviennent à la charge. Elles font leur grand retour et, à la surprise de leurs fabricants eux-mêmes, se vendent plutôt bien.

La voiture électrique n’y est pas pour rien. Plus basses (toujours en dessous des deux mètres), ces caravanes sont aussi plus légères et plus aérodynamiques : toutes les qualités requises pour être tractées par un VE. En plus, une fois arrivé sur place, il suffit de détacher sa caravane pour disposer d’une auto légère et autonome pour découvrir la région.

L’intérieur du module Vancubic, qui dispose même d’une porte-fenêtre à l’entrée.
L’intérieur du module Vancubic, qui dispose même d’une porte-fenêtre à l’entrée.

Les prix de ces modèles s’échelonnent entre 20 000 et 30 000 euros, ce qui n’est pas négligeable, mais reste beaucoup moins cher qu’un van ou un fourgon dont les tarifs débutent à 50 000 euros, même si toutes les marques font des efforts à l’occasion de ce salon et au moment où la folle envolée des ventes post-Covid semble se calmer. Car si les amateurs sont toujours aussi nombreux, leurs finances risquent de les freiner, le prix du gazole n’aidant pas pour de gros engins qui en consomment plus qu’une berline.

Un cube modulable

Alors, les astuces sont les bienvenues, comme chez Vancubic. L’entreprise espagnole, installée en France depuis peu, propose des modules à installer dans n’importe quel utilitaire moyen L2H2. Grâce à ces « cubes », on dispose de tout le confort nécessaire, et ils s’installent à bord d’une camionnette en une heure seulement.

Pour ne pas trop plomber les finances de ses clients — ni les siennes —, Vancubic a trouvé une feinte pour éviter de concevoir un module différent par modèle d’utilitaire. Une seule taille de cube est disponible, à partir de 16 000 euros. Il dispose de parois gonflables qui lui permettent non seulement de se caler et de s’adapter sur n’importe quel utilitaire, mais aussi de garantir une bonne isolation.

Le salon en pratique

Jusqu’au 4 octobre au parc des expositions du Bourget

Prix d’entrée : 15 € sur place, gratuit pour les enfants de moins de 10 ans et les personnes à mobilité réduite. Tarif réduit de 10 ans à 18 ans et les étudiants (sur présentation de justificatifs) : 5 €

Aire de stationnement de camping-cars sur place : 8 euros la nuit