Avec Amélie Verdier, directrice générale de la direction générale des Finances publiques

Avec Amélie Verdier, directrice générale de la direction générale des Finances publiques

Au menu ce samedi : un débat sur les moyens de l'Education nationale, un reportage sur les arrêts maladie, un détour par Londres... Et un entretien avec la patronne de la direction générale des Finances publiques, quelques semaines après la révélation d'une cyberattaque d'ampleur contre le fisc.

"Des récoltes perdues, des prairies qui ne repoussent pas, des stocks de fourrage qui s'épuisent, des agriculteurs épuisés, éprouvés... Face à ce constat, j'annonce aujourd'hui au monde agricole le déploiement d'un plan à plus d'un milliard d'euros."

La ministre de l’Agriculture Annie Genevard hier matin, dans ses locaux parisiens. Changement de décor au dernier moment : c’est finalement face aux journalistes qu’elle a fait ces annonces plutôt qu’en pleine foire de Chalon où elle aurait dû affronter en direct le regard d’une assemblée d'agriculteurs à fleur de peau. Peut-être plus sage effectivement, à en juger par les réactions qui ont suivi son propos.

De l’abattement, de l’amertume, de la colère… Les centrales syndicales, FNSEA en tête, laissent déjà entendre qu'elles ne pourront probablement pas empêcher une nouvelle mobilisation cet automne.

Alors que fera le gouvernement ? Ressortir le carnet de chèque prochainement ? Il n'y a plus d'argent. Une option possible, pourquoi pas, serait de refonder le système assurantiel agricole, de mieux indemniser les exploitations qui changent leur pratiques et abandonnent le maïs par exemple. Le maïs qui boit toute l'eau des sols avant d'être vendu à des éleveurs pour nourrir le bétail à l'autre bout de la planète. Ces mêmes éleveurs qui nous revendent ensuite leur viande, pas toujours de bonne qualité.

Mais après déjà trois lois agricoles en deux ans, et autant de plans d'urgence, la tentation pourrait être de prendre un autre chemin. D'aller encore plus loin sur le stockage de l'eau, de céder sur la possibilité d'exploiter les zones humides ou encore de céder sur la suppression de la taxe sur les achats de pesticides payée par les céréaliers...

Bref, le risque serait de répondre au dérèglement climatique et à une vraie détresse… par ce qui pourrait les amplifier.

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