Bénin: des dizaines de journalistes signent une tribune pour la libération de Hugues Comlan Sossoukpè

Bénin: des dizaines de journalistes signent une tribune pour la libération de Hugues Comlan Sossoukpè

Il y a un an, le 10 juillet 2025, le journaliste béninois Hugues Comlan Sossoukpè était arreté, en Côte d'Ivoire, et envoyé vers le Bénin où il se trouve toujours détenu, à ce jour. Le fondateur du média en ligne, Olofofo, s'était fait connaitre pour sa couverture critique des législatives béninoises de 2019. Reporters sans frontières, qui continue de dénoncer les conditions de son arrestation et de son transfert vers le Bénin, parle d'une détention arbitraire.

Publié le : 11/07/2026 - 11:42

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Avec cinquante journalistes ouest-africains, Reporters sans Frontières (RSF) signe une tribune parue, vendredi 10 juillet, dans Jeune Afrique pour appeler le président béninois, Romuald Wadagni, à le libérer avec son confrère Ali Moumouni.

Jointe par RFI, Jeanne Lagarde, responsable plaidoyer Afrique subsaharienne à RSF, parle d’« un enlèvement pur et simple » et une « détention arbitraire en dehors de tout cadre légal ». « Ça fait un an que le journaliste d'investigation Hugues Comlan Soussoukpé a été enlevé à Abidjan en Côte d'Ivoire et il est depuis détenu. Il attend toujours son procès. C'est pour cette raison-là qu'on a voulu mobiliser 50 journalistes ouest-africains pour appeler en tout cas sa libération. RSF parle notamment d'un enlèvement dans le cas de Hugues Comlan Sossoukpè. Il bénéficie en fait du statut de réfugié au Togo, il a été invité par les autorités ivoiriennes elles-mêmes à se rendre à Abidjan et c'est dans ce cadre-là qu'il a été arrêté de concert avec les autorités béninoises. Il a donc été transféré par avion privé au Bénin et, à notre connaissance, il y a pas eu de procédure d'extradition régulière qui pouvait lui permettre en fait d'exercer ses droits. »

Plus tôt dans l'année, RSF a saisi la Cour de justice de la Cédéao pour que cette juridiction reconnaisse les violations, pour obtenir la libération des deux journalistes, donc Hugues Comlan Sossoukpè et Ali Moumouni. 

RSF parle notamment d’un enlèvement dans le cas de Comlan Sossoukpè. Il bénéficiait du statut de réfugié au Togo. Il a été invité, par les autorités ivoiriennes elles-mêmes, à se rendre à Abidjan et c’est dans ce cadre-là qu’il a été arrêté, de concert, par conséquent, avec les autorités béninoises. Il a donc été transféré, par avion privé, au Bénin et, notre connaissance, il n’y a pas eu de procédure d’extradition régulière qui pouvait lui permettre d’exercer ses droits, tout simplement. Ce que nous dénonçons, vraiment c’est donc un enlèvement pur et simple et une détention complètement arbitraire, en dehors de tout cadre légal.

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Jeanne Lagarde, responsable plaidoyer Afrique subsaharienne à RSF

Magali Lagrange

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