Bouches-du-Rhône. Accusé d'outrage par des policiers, le député insoumis Sébastien Delogu dénonce des insultes

Bouches-du-Rhône. Accusé d'outrage par des policiers, le député insoumis Sébastien Delogu dénonce des insultes

Une altercation a opposé l'élu à des policiers à la recherche d'un voleur présumé de montre de luxe lundi après-midi, a révélé BFMTV ce mardi. Les versions des faits s'opposent. 

La rédaction -

Aujourd’hui à 19:55 | mis à jour aujourd’hui à 20:16

  • Temps de lecture :

Sébatien Delogu en juillet 2026. Photo Sipa/Alain Robert

Sébatien Delogu en juillet 2026. Photo Sipa/Alain Robert

Une plainte aurait été déposée par des policiers du Service interdépartemental de sécurisation des transports en commun (SISTC) à Marseille pour outrage à l’encontre de Sébastien Delogu, député LFI de la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône, d'après les informations de BFMTV ce mardi. 

Les faits se seraient produits lundi après-midi, lorsque trois agents ont été appelé pour le vol d’une montre de luxe, dans un immeuble du 2e arrondissement marseillais. Le député se trouvait alors au pied de cet immeuble dans lequel le suspect était susceptible de se trouver. Les agents auraient alors été bloqués par l’élu qui aurait par la suite, tenu des propos outrageants selon eux. Toujours selon nos confrères, les policiers ont fini pas mettre la main sur le suspect du vol et l’ont interpellé, avant de déposer une plainte pour outrage contre Sébastien Delogu.

L'élu a écrit à la préfète de police

L'avocat de ce dernier, Me Yonès Taguelmint a donné la version des faits de son client à BFMTV, selon qui, « il s’agit principalement d’un seul individu, habillé en tenue de civil devant l’immeuble qui n’a pas répondu à la demande d’identité » et le ton serait ensuite monté. Assurant que l’élu a « été bousculé et a manifesté son agacement ».  Selon cette version, l’altercation n’a opposé le député insoumis « qu’avec un des trois policiers ». « »Après que le ton est monté, l’un des trois a fini par montrer sa carte », a ajouté Yonès Taguelmint. Corinne Simon, préfète de police aurait été « immédiatement appelée » et un courrier lui aurait été adressé mardi matin que BFMTV a pu consulter. 

Il y raconte qu’il rentrait à son domicile, vers 15 h 30, quand « un homme portant un sac à dos et une casquette, qui m’est parfaitement inconnu, a tenté de pénétrer vigoureusement dans mon immeuble, en plaçant son pied dans l’ouverture afin de m’empêcher de refermer la porte ». Des faits constatés par le quotidien régional La Provence qui a consulté la vidéosurveillance, tout comme BFMTV, de l'immeuble, précisant aussi que les policiers étaient présents sur place depuis plusieurs heures dans le but d'interpeller le suspect. 

Une enquête de flagrance ouverte

Toujours d'après cet écrit, l’élu affirme que l’agent l’a suivi dans l’immeuble, le « provoquant avec mépris et agressivité ». Que le policier lui aurait dit qu’il était « une merde » que « je puais de la gueule » et qu’il était « normal que tout le monde me déteste », devant ses collègues, dénonce notamment Sébastien Delogu. Les agents seraient ensuite monter au même étage que l’insoumis. « L’un d’eux s’est dirigé vers mon logement et a refermé violemment la porte sur moi, avec une force telle que j’ai craint d‘être blessé », assure le député.

Sébastien Delogu aurait réclamé une enquête sur ces faits, ainsi que l’identité des agents de police concernés et la saisie de l’IGPN (police des polices). Enfin, le parlementaire aurait demandé au gestionnaire de l’immeuble la conservation des bandes de vidéosurveillance du bâtiment. Une enquête de flagrance a été ouverte par le parquet de Marseille, rapporte BFMTV.