"C’est mon deuxième bébé" : Jean-Claude, 84 ans, régale toujours les clients de son restaurant depuis plus de 60 ans

"C’est mon deuxième bébé" : Jean-Claude, 84 ans, régale toujours les clients de son restaurant depuis plus de 60 ans

Jean-Claude Blondeau, 84 ans, tient aujourd’hui et depuis 1963 Le Restaurant du Prieuré à Sainte-Croix-en-Jarez, dans la Loire. Si la question d’un repreneur est évoquée, il ne cédera pas son "bébé" à n’importe qui. Leçon de longévité garantie.

C’est une histoire d’amour vieille de 61 ans comme il en existe rarement. À Sainte-Croix-en-Jarez, commune de la Loire, Jean-Claude Blondeau enfile tous les midis son tablier pour cuisiner et attabler ses clients dans son Restaurant du Prieuré, et il compte bien poursuivre l’aventure, selon Le Progrès. Le tout à 84 ans.

Actuellement à la recherche d’un repreneur, l’octogénaire est conscient que l’aventure se terminera un jour, même s’il reste difficile de céder un établissement que l’on chérit depuis 1963. "J’ai une fille et ici, c’est mon deuxième bébé", glisse-t-il à nos confrères. En attendant, Jean-Claude Blondeau vient de débourser pas moins de 30 000 euros pour permettre à sa cuisine de se refaire une beauté, tout comme la salle à manger.

Il n’est plus jamais parti

Pourtant, au départ, celui qui a fait ses premières gammes au sein d’une pâtisserie de Rive-de-Gier, non loin de Saint-Étienne, partait de loin lorsqu’il a repris le Prieuré. "Nous avons investi une fortune ici. Quand j’ai ouvert la porte du bar, je suis passé à travers le plancher", confie Jean-Claude Blondeau. Mais à ce moment-là, du haut de ses 20 ans, il avait déjà un peu de bagage dans la restauration après avoir travaillé dans les cuisines d’un établissement deux étoiles. "Nous avons servi Bourvil, Annie Cordy, Alain Delon, Georges Brassens…", lâche modestement l’octogénaire.

Aujourd’hui, Jean-Claude Blondeau se fait appeler le "vieux", un surnom affectueux que lui ont donné ses fournisseurs pour désigner un homme qui a posé ses poêles et ses casseroles dans ce restaurant il y a plus de 60 ans, et qui n’en est jamais parti. Une aventure au long cours qui rappelle celle d’Angèle Sauzet et de son Café de la Gare, à Vaulx-Milieu en Isère. Elle aussi, malgré ses plus de 80 bougies soufflées, est toujours fidèle au comptoir.