"Ça fait 18 mois que Félix est très régulier sur les grandes compétitions" : comment l’entourage de Félix Lebrun a vécu le titre en Grand Smash

"Ça fait 18 mois que Félix est très régulier sur les grandes compétitions" : comment l’entourage de Félix Lebrun a vécu le titre en Grand Smash

Dimanche dernier, Félix Lebrun est devenu à Malmö (Suède) le premier Français à remporter un Grand Smash. Il est également grimpé à la deuxième place mondiale. Son entourage n’est pas surpris par cette ascension.

Il devient difficile de trouver des superlatifs ou de l’originalité pour raconter les exploits des frères Lebrun. Félix en a encore réalisé un, dimanche. Un parmi d’autres ? Pas tout à fait, celui-ci est peut-être plus retentissant que les autres, presque autant que sa médaille de bronze individuel aux Jeux Olympiques en 2024. Le week-end dernier, le Montpelliérain de 19 ans a remporté le Grand Smash européen de Malmö (Suède). Cocorico, aucun Français n’avait encore triomphé dans la catégorie de tournoi la plus prestigieuse du ping. Mieux, aucun joueur autre que Chinois n’avait réussi le doublé simple-double sur un Grand Smash, lui qui a aussi triomphé la veille en faisant la paire avec son frère.

Dans sa liste "Choses à faire pour marquer l’histoire", "Féfé" vient donc de cocher une des cases les plus importantes. Il avait failli le faire au pays du ping, en Chine, en octobre dernier, en atteignant la finale du Grand Smash, mais il était tombé face à la légende locale, Wang Chuqin. Alors, peut-on parler d’une forme de soulagement d’avoir validé une telle étape ? "Non, ce n’est pas du tout le terme à employer. Je dirai plutôt que c’est l’aboutissement de quelque chose qui ouvre la porte à d’autres grandes compétitions, à la possibilité d’aller chercher les plus grandes médailles mondiales", confie son entraîneur, Nathanaël Molin. Malgré tout, c’est un point de départ, non ? "Non plus, on est déjà parti. On est en chemin dans ce qu’on veut réaliser". Parole de coach.

N.2 mondial

Lundi matin, le cadet de la fratrie, qui avait remporté le tournoi de double avec Alexis la veille, s’est réveillé avec son nom adossé à la deuxième place mondiale. C’est la première fois que le pensionnaire de l’Alliance Nîmes-Montpellier atteint un tel classement et qu’il vient chatouiller l’intouchable Wang Chuqin. Et même s’il a à peine l’âge de rentrer à la fac, Félix dégage toujours plus de confiance et de sérénité dans son attitude, comme s’il avait plus de dix ans de circuit dans les pattes. Sa finale contre le N.4 mondial, le Japonais Tomokazu Harimoto (4-1), en est la démonstration.

"Toute l’équipe va dans le bon sens"

"Ça fait 18 mois que Félix est très régulier sur les grandes compétitions. Il les aborde donc avec l’ambition de les gagner. Et pour ce tournoi, toutes les conditions étaient réunies : pas de décalage horaire, le public, le tableau et, bien évidemment, son niveau de jeu. Il a encore une belle marge de progression et c’est sacrément encourageant pour la suite", assure le papa, Stéphane, ancien N.7 français, avec son flegme emblématique.

"Ce qui lui arrive, c’est la somme de beaucoup de travail de sa part, du boulot de l’équipe autour de lui", ajoute Molin. Un entourage omniprésent qui s’assure que le garçon, ainsi qu’Alexis, se concentre uniquement sur sa raquette. La maman, Dominique, qui chapeaute un peu tout l’extra-sportif, savoure : "On n’a pas pu se rendre à Malmö mais on a sabré le champagne directement ! On a eu les garçons en appel vidéo dans la soirée. Quelle fierté quand même ! Ce sont des émotions qu’on a envie de revivre très souvent. Ça montre aussi qu’on avance tous ensemble et que toute l’équipe mise en place va dans le bon sens. Tout le groupe a été incroyable cette semaine."

La feuille de route suit son cours chez les Lebrun, avec Félix pour l’instant en tête de gondole. Et leurs rêves de titres majeurs n’ont jamais été aussi palpables.