Cela équivaut à 1,38 euro le litre: le diesel dépasse pour la première fois les 6 dollars le gallon aux États-Unis, il était à 3,5 dollars en janvier dernier avant le début de la guerre en Iran

Cela équivaut à 1,38 euro le litre: le diesel dépasse pour la première fois les 6 dollars le gallon aux États-Unis, il était à 3,5 dollars en janvier dernier avant le début de la guerre en Iran

Cela équivaut à 1,38 euro le litre: le diesel dépasse pour la première fois les 6 dollars le gallon aux États-Unis, il était à 3,5 dollars en janvier dernier avant le début de la guerre en Iran

Publié aujourd'hui à 13h49

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Le gallon (3,78 litres), s'affiche en moyenne à 6,06 dollars, dépassant pour la première fois ce seuil symbolique, à cause de la guerre au Moyen-Orient, de la hausse des cours du pétrole brut et des attaques de raffineries russes par l'Ukraine.

Le diesel américain a battu un nouveau record au-delà des 6 dollars le gallon vendredi aux Etats-Unis, poussé par la guerre au Moyen-Orient, la hausse des cours du pétrole brut et les attaques de raffineries russes par l'Ukraine. Le gallon (3,78 litres), s'affichait en moyenne à 6,06 dollars, dépassant pour la première fois ce seuil symbolique, selon l'Association automobile américaine (AAA).

Rapportée aux prix français et même européens, cette somme peut toutefois sembler ridicule. En effet, cela équivaut à un litre de diesel à 1,38 euro, bien loin des 2,30 euros auquel les Français achètent le gazole actuellement. Mais pour les Américains, le choc est énorme car ils étaient habitués à des prix autour de 3,5 dollars le gallon (environ 78 centimes le litre), soit presque moitié moins qu'aujourd'hui.

Cette hausse des prix est très impopulaire aux États-Unis et pourrait jouer sur les élections législatives américaines de mi-mandat début novembre. Donald Trump accuse d'ailleurs l'Iran d'essayer "désespérément de peser sur l'élection" en faisant monter les prix du pétrole.

"Les raffineries au Moyen-Orient ont une production réduite" à cause du conflit qui restreint fortement les exportations des pays du Golfe et qui a endommagé certaines installations pétrolières, explique Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management. Il souligne aussi les "problèmes d'exportation en Russie", un important producteur. Face aux attaques répétées de l'Ukraine sur ses infrastructures pétrolières, Moscou a prolongé un moratoire décidé fin juillet sur les exportations russes de diesel.

Des stocks de diesel à "un niveau bas"

L'agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) a prévenu que la situation sur les produits raffinés risquait de ne pas s'améliorer dans les prochains mois, avec des stocks de diesel à "un niveau bas" et des prix qui resteront "à un niveau élevé". En effet les produits raffinés comme le carburant flambent beaucoup plus que le pétrole brut, notamment à cause du fait que plusieurs raffineries du Moyen-Orient et de Russie ont été endommagées.

Selon Russell Hardy, directeur général de Vitol, premier négociant indépendant mondial de pétrole, les exportations de produits raffinés du Moyen-Orient et de Russie ont ainsi diminué d’environ deux millions de barils par jour. Une perte d'une telle quantité de barils de produits raffinés chaque jour représente environ 2% de la consommation mondiale de pétrole.

Le transport des carburants rencontre par ailleurs davantage de difficultés que celui du pétrole brut. Les produits raffinés nécessitent un plus grand nombre de navires et les passages dans le détroit d’Ormuz sont plus complexes à organiser. Résultat : le flux de carburants sortant du Golfe a davantage reculé que celui du brut.

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