"Ces attaques ne sont pas fondées": le maire LFI Bally Bagayoko se dit "serein" après l'ouverture d'une enquête pour détournement de fonds publics

"Ces attaques ne sont pas fondées": le maire LFI Bally Bagayoko se dit "serein" après l'ouverture d'une enquête pour détournement de fonds publics

"Ces attaques ne sont pas fondées": le maire LFI Bally Bagayoko se dit "serein" après l'ouverture d'une enquête pour détournement de fonds publics

Publié aujourd'hui à 19h57

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Bally Bagayoko, candidat LFI à la maire de Saint-Denis, le 11 décembre 2025

Bally Bagayoko, candidat LFI à la maire de Saint-Denis, le 11 décembre 2025 - Photo par JULIEN DE ROSA / AFP

Le maire LFI de Saint-Denis dénonce des propos qui "ne sont pas fondés" et se dit "serein sur l"issue" d'une enquête ouverte pour détournement de fonds publics, l'élu ayant cumulé des fonctions politiques et un emploi à la RATP.

Visé par une enquête pour détournement de fonds publics du parquet national financier (PNF), le maire de Saint-Denis Bally Bagayoko (LFI) s'est dit "serein sur l'issue" ce lundi 24 août sur X.

"Je souhaite que cette affaire soit traitée le plus rapidement possible et me tiens à disposition de la justice", a-t-il précisé.

"Ces attaques ne sont pas fondées. Leur caractère politique n'échappe à personne, alors qu'elles sont relayées au lendemain de la démonstration de force de la France insoumise lors des Amfis à Valence", a-t-il expliqué sur le réseau social.

Le maire est visé par une enquête pour détournement de fonds publics du parquet national financier (PNF), qui cherche à vérifier dans quelles conditions le maire LFI de Saint-Denis a pu être employé à la RATP tout en exerçant ses fonctions d'élu local.

Une enquête ouverte le 19 août

Cette enquête préliminaire vise à "procéder aux vérifications utiles concernant les conditions d’emploi" de Bally Bagayoko à la régie des transports parisiens, a précisé le PNF dans un communiqué.

"Honte à celles et ceux qui sont prêts à tout pour salir l'honneur et la réputation de leurs adversaires politiques. Honte à celles et ceux qui se mettent ainsi au service du discours de l'extrême droite", a également écrit l'élu.

L'enquête a été ouverte le 19 août, pour "détournement de fonds publics, recel et concussion", après des articles de presse, parus notamment dans le Canard enchaîné, puis la réception de plaintes de l'association AC!! Anti-corruption.

L'association anti-corruption, dont l'ancien juge Éric Halphen est président d'honneur, a déposé deux plaintes: la première, s'appuyant sur un article du Canard enchaîné, visait notamment l'Insoumis Bally Bagayoko.

Cette plainte était suivie d'une deuxième, mi-août, s'appuyant également sur des articles de Mediapart et de Marianne, et dénonçant l'existence présumée "d'un système organisé et structuré d'emplois fictifs et non d'actes isolés" pour des "élus parisiens et franciliens à la RATP, de tout bord politique".

Ces élus auraient ainsi "été rémunérés par la RATP pour des postes sans activité réelle, parfois sans présence, parfois sans fiche de poste identifiable", selon la plainte.