Ciel étoilé, feuille d’or, bois précieux… Dans les coulisses de l’incroyable usine Rolls-Royce

Ciel étoilé, feuille d’or, bois précieux… Dans les coulisses de l’incroyable usine Rolls-Royce

500 FORTUNES - Dans le West Sussex, artisans, designers et ingénieurs de la marque mythique anglaise Rolls-Royce repoussent les limites de la personnalisation de chaque modèle pour satisfaire les désirs les plus fous de leur futur conducteur.

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Dans l’usine de Goodwood, dans le West Sussex, au Royaume-Uni.

Depuis sa fondation en 1904, Rolls-Royce est un immuable symbole d’excellence. Ne dit-on pas, lorsque l’on est impressionné par la qualité d’un objet, qu’il s’agit de « la Rolls des… » ? L’aura intacte de son nom, tout comme l’immuable calandre en temple grec surmontée du fameux « Spirit of Ecstasy » laissent à penser que le temps n’a pas d’emprise sur la vénérable marque britannique. Pourtant, ces automobiles de grand luxe n’ont plus rien à voir avec celles du passé, l’entreprise étant repartie d’une feuille blanche il y a un peu plus de vingt ans.

Nous sommes en octobre 1997. L’avionneur Vickers plc, propriétaire des prestigieuses marques Bentley et Rolls-Royce, décide de mettre en vente les deux joyaux de l’industrie automobile anglaise. Démarre alors un duel épique entre les patrons de Volkswagen et de BMW au terme duquel le mégalomane Ferdinand Piëch conservera la marque Bentley et l’usine historique de Crewe dans le Cheshire (Royaume-Uni), tandis que son rival Bernd Pischetsrieder mettra la main sur Rolls-Royce et construira une nouvelle usine à Goodwood (West Sussex), nichée dans le parc du château de Charles Gordon-Lennox.

Le « Spirit of Ecstasy ». Ornement des capots de Rolls-Royce, il laisse à penser que le temps n’a pas d’emprise sur la célèbre marque britannique.

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Onzième duc de Richmond, cet aristocrate fanatique d’automobiles est à l’origine du Festival de vitesse de Goodwood, qui réunit chaque mois de juillet les véhicules les plus étranges et les plus rapides de la planète. Seule exigence imposée par le Lord anglais à BMW en échange d’une concession de 99 ans sur ses terres : que le bâtiment ne soit visible ni de sa propriété ni de la route champêtre qui relie Portsmouth à Brighton. Ce n’est d’ailleurs pas une usine classique qu’a imaginée l’architecte Nicholas Grimshaw, mais un bâtiment largement vitré, ouvert sur un plan d’eau, dont le toit végétalisé est recouvert de sedums.

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