Confrontée aux fluctuations des cours du pétrole, la Banque Centrale Européenne attend avant de réévaluer ses taux

Confrontée aux fluctuations des cours du pétrole, la Banque Centrale Européenne attend avant de réévaluer ses taux

La Banque Centrale Européenne a décidé ce jeudi 23 juillet de ne pas modifier ses taux. Les gouverneurs surveillent attentivement la reprise des tensions au Moyen-Orient, ses impacts sur les cours du pétrole et ses éventuelles conséquences sur l'économie de la Zone Euro.

Par Mathilde Dehimi Publié le jeudi 23 juillet 2026 à 20:18

La décision attendra la rentrée de septembre. La Banque Centrale Européenne (BCE) a décidé ce jeudi 23 juillet 2026 de ne pas modifier ses taux après les avoir réévalués au mois de juin. La reprise des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran mais aussi en mer Rouge, fait craindre une hausse des prix du pétrole qui pourrait avoir des conséquences sur la santé économique de la Zone Euro.

La BCE attentive aux cours des hydrocarbures

En effet, le cours du pétrole est très sensible. Le baril a dépassé les 100 dollars ce jeudi. Il a pris 17 dollars en six jours. Il monte, mais il descend aussi très vite au gré des événements.

Pour décider de modifier ses taux et de soulager en l'occurrence la hausse des prix, au risque de casser la déjà maigre croissance, la BCE scrute donc les cours du pétrole et du gaz, mais aussi leurs conséquences sur les augmentations, notamment de salaires ou la consommation.

"Le choc énergétique pourrait encore s'intensifier"

Ces effets sont pour l'instant contenus, mais il faut rester vigilant, estime Christine Lagarde : "Les risques pesant sur les perspectives d'inflation sont orientés à la hausse. Le choc énergétique pourrait encore s'intensifier et ses répercussions sur les autres prix et sur les salaires pourraient être plus marquées que prévues actuellement."

La présidente de la BCE a conscience que tout peut basculer très vite : "Les récents développements, les menaces des Houthis contre les navires saoudiens sont alarmants et auront manifestement un impact, mais cet élément n'a pas suffi à lui seul à déterminer la décision que nous avons prise."

Inquiétude sur les marchés

Les marchés, eux, ont déjà anticipé de possibles hausses des taux à la rentrée et s'inquiètent de la capacité de certains pays à rembourser leurs dettes dans un tel contexte de crise géopolitique.

C'est ainsi que les taux d'emprunt de la France ont franchi aujourd'hui la barre symbolique de 4%. Ils sont au plus haut depuis 17 ans.

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