Contrôlé pour des stupéfiants, il reprend le volant quelques minutes plus tard malgré son permis suspendu et se fait interpeller une seconde fois par la police
l'essentiel Samedi 12 septembre au soir à Montauban (Tarn-et-Garonne), un automobiliste de 48 ans est contrôlé à deux reprises par une patrouille cynophile. Après avoir été retrouvé au volant malgré une suspension de permis et avoir refusé les dépistages d’alcoolémie et de stupéfiants, il a été condamné à six mois de prison ferme sous bracelet électronique.
À 22 h 35, samedi 12 septembre 2026, les policiers effectuent un premier contrôle dans les rues du centre-ville de Montauban (Tarn-et-Garonne). Un homme de 48 ans est alors assis dans un véhicule en stationnement. Les policiers relèvent des signes laissant penser qu’il a consommé de l’alcool et découvrent également des produits stupéfiants. Une amende forfaitaire délictuelle (AFD) est dressée.
Quelques minutes plus tard, le même véhicule réapparaît pourtant dans les rues de la ville. Cette fois, il circule. À son volant, le même homme change de direction sans utiliser son clignotant. Les policiers décident de procéder à un nouveau contrôle. La suite de cette intervention va transformer ce qui aurait pu rester un simple contrôle routier en une procédure judiciaire.
Contrôlé deux fois en quelques minutes
Le second contrôle, réalisé rue Voltaire, permet aux policiers de vérifier la situation administrative du conducteur. Ils découvrent que son permis de conduire fait l’objet d’une suspension administrative.
Interpellé puis conduit au commissariat, l'artisan carreleur montalbanais refuse alors de se soumettre aux dépistages d’alcoolémie et de stupéfiants. Les policiers relèvent également une forte odeur d’alcool.
Le lendemain matin, son dépistage de stupéfiants se révèle négatif. Lors de son audition, le quadragénaire reconnaît finalement les infractions qui lui sont reprochées. Concernant sa consommation d’alcool, il affirme toutefois n’avoir bu que deux bières de 25 cl.
Son véhicule part directement à la fourrière
Sur décision du parquet, le véhicule est immédiatement immobilisé puis placé en fourrière. La garde à vue est prolongée. Ce lundi 14 septembre, à 10 heures, le quadragénaire est déféré devant le tribunal judiciaire de Montauban dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC).
Le tribunal retient l’état de récidive légale, en lien avec une précédente décision judiciaire de septembre 2023. La sanction tombe : six mois de prison, à exécuter sous bracelet électronique.