Coupe du monde 2026 : du Lot-et-Garonne à New York... L'apogée d’une carrière pour Aymeric Laporte, champion du monde avec l’Espagne après avoir battu l’Argentine de Lionel Messi

Coupe du monde 2026 : du Lot-et-Garonne à New York... L'apogée d’une carrière pour Aymeric Laporte, champion du monde avec l’Espagne après avoir battu l’Argentine de Lionel Messi

l'essentiel L’Agenais a décroché ce dimanche le titre de champion du monde en battant en finale l’Argentine de Lionel Messi (1-0, a. p.). Une rencontre maîtrisée, à l’image de toute la compétition.

"La meilleure chose qui me soit arrivée." Les propos tenus par Aymeric Laporte, dans nos locaux, en 2022, lors de son dernier passage public à Agen, ont encore pris de l’épaisseur en ce mois de juillet.

Ce dimanche, au bout de la nuit (à l’heure française), l’Agenais est devenu champion du monde, battant l’Argentine de Lionel Messi. Dans cette finale, vite devenue une attaque-défense tant les Argentins ont pris l’eau, le joueur de 32 ans est apparu concentré, solide, en maîtrise, comme l’ensemble de son équipe.

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Mais surtout à l’image de son tournoi, où la défense espagnole, cornaquée par Laporte et son compère Pau Cubarsi, a été infranchissable, concédant un seul but (!) en huit rencontres disputées.

Le joueur formé au SUA Foot aurait même pu être décisif sur une belle tête, bien captée par Emiliano Martinez, le gardien argentin (81e). La délivrance interviendra finalement de Ferran Torres (106e), contre une formation sud-américaine réduite à dix après le deuxième jaune infligé à Enzo Fernandez (90e+2).

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Une dernière au Mondial ?

Laporte, sorti à la 99e minute de jeu, pouvait profiter au coup de sifflet final, célébrant son seizième titre en carrière. Mais celui-ci est assurément le plus beau. Si les Argentins, via Nicolas Otamendi notamment, reprochaient à Laporte, au coup de sifflet final, des déclarations d’avant-match où il s’avouait surpris de certaines décisions arbitrales en faveur des coéquipiers de Messi, le principal intéressé n’en avait que faire.

Ainsi, le défenseur de Bilbao a pris le temps de profiter, embrassant le trophée, découpant un bout de filet des cages en guise de souvenir, puis passant de longues minutes sur la pelouse avec sa compagne, la danseuse espagnole Sara Botello, et leurs deux enfants.

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Un léger temps de calme, avant les festivités à New York, mais aussi à Madrid, où la sélection est rentrée ce lundi. Les joueurs ont été reçus par le roi au palais de la Zarzuela, dans la banlieue de Madrid, puis par le Premier ministre au siège du gouvernement, la Moncloa, en fin de journée.

De là, les héros du jour ont commencé leur défilé dans les rues à bord d’un bus à impériale en parcourant les grandes artères du centre pour arriver à la place de la célèbre fontaine de Cibeles, siège de la mairie de Madrid.

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Environ un million de personnes se sont mobilisées pour acclamer leurs protégés. Dont Laporte, probablement jamais aussi fier d’avoir choisi la nationalité espagnole. Depuis cette décision, prise en 2021, le défenseur a littéralement fait une razzia, décrochant la Ligue des nations en 2023, l’Euro en 2024 et donc le Mondial en 2026, pour ce qui sera peut-être sa dernière apparition sur la scène mondiale.

En 2030, alors que l’Espagne sera l’un des pays organisateurs de l’épreuve, Laporte aura 36 ans. Sera-t-il encore un maillon essentiel du groupe ? L’avenir le dira, mais, pour l’heure, il est surtout temps de profiter et de voir à court terme.

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Le joueur est régulièrement cité sur le marché des transferts, notamment du côté de Barcelone. Presque normal, étant donné que sa cote n’a jamais été aussi élevée. Laporte mûrit au fil des ans, et on se doute que son papa, Lionel, décédé l’an dernier, doit regarder de là-haut son fils avec une certaine fierté...

Le parcours de l’Espagne

Phase de poules - La montée en puissance

Les Ibériques ont très mal débuté leur compétition, en étant accrochés par le Cap-Vert (0-0), la formation la plus faible de leur groupe sur le papier, le 15 juin. Heureusement, les Espagnols corrigent vite le tir, dès le 21 juin, contre l’Arabie saoudite (4-0), puis en décrochant la première place de leur groupe en battant l’Uruguay (1-0), le 27 juin.

16e-8e-quart de finale - Mikel Merino le sauveur

Après avoir terminé à la première place, les Espagnols attaquent les phases finales avec un 16e de finale totalement maîtrisé face à l’Autriche (3-0), le 2 juillet. En 8e, c’est le Portugal de Cristiano Ronaldo qui se dresse face aux partenaires de Laporte, le 6 juillet. Un but de Mikel Merino en fin de rencontre permet à l’Espagne de se qualifier (1-0). Le scénario se reproduit en quart, avec un but tardif du joueur d’Arsenal, pour permettre à son équipe de battre la Belgique, le 10 juillet (2-1).

Demi-finale et finale - La totale maîtrise

Le 14 juillet, jour de fête nationale en France, Laporte et les siens éteignent les Bleus (2-0) dans une demi-finale rondement menée. Le scénario se reproduira en finale, ce 19 juillet, où l’Espagne, bien supérieure, prend le dessus contre l’Argentine (1-0, a. p.).