Coupe du monde 2026 : face à l’Espagne, Didier Deschamps peut s’offrir un exploit unique au monde pour sa dernière danse avec les Bleus
Le sélectionneur Didier Deschamps a qualifié l’équipe de France pour les demi-finales du Mondial-2026 à Dallas, égalant le record historique de trois demi-finales consécutives. En cas de victoire mardi face à l’Espagne, le technicien français deviendrait le premier de l’histoire à atteindre trois finales de suite.
Didier Deschamps, le sélectionneur des Bleus, pour sa dernière campagne à leur tête au Mondial-2026, a atteint sa troisième demi-finale de Coupe du monde consécutive, ce que seul l’Allemand Helmut Schön avait réalisé avant lui de 1966 à 1974. Avec des idées arrêtées, mais jamais fermées.
Déjà détenteur du plus grand nombre de matches victorieux en Coupe du monde (20) en tant que sélectionneur, codétenteur avec Schön du nombre de matches dirigées (25), "DD" peut également devenir si la France bat l’Espagne mardi 14 juillet à Dallas, le seul à atteindre trois finales consécutives d’un Mondial.
Deschamps peut-il marquer encore plus l’histoire du football ?
Sa Coupe du monde est d’ores et déjà réussie compte tenu des objectifs fixés par sa Fédération : "budgétairement un objectif de quart de finale, sportivement un objectif de demi-finale, et dans nos têtes, un objectif d’étoile", avait énoncé Philippe Diallo, le président de la FFF avant le début du tournoi.
Et si Deschamps espère également décrocher un troisième titre mondial le 19 juillet à East Rutherford, près de New-York, il suscite déjà l’admiration de tous pour le parcours accompli. "Il n’y a pas beaucoup d’exemples de joueurs qui ont été exceptionnels sur le terrain et qui sont ensuite devenus des entraîneurs exceptionnels", a pensé le Suédois Zlatan Ibrahimovic au micro de Fox News où il officie comme consultant durant le Mondial dans un duo avec le Français Thierry Henry aussi désopilant que fin dans ses analyses.
Comment le sélectionneur a-t-il réinventé le style des Bleus aux États-Unis ?
Adepte d’une base défensive solide sur laquelle il a bâti ses succès passés, intransigeant sur l’équilibre indispensable entre la défense et l’attaque, Deschamps aux États-Unis a imaginé un système résolument offensif pour faire cohabiter tous ses génies offensifs. Il accepte désormais une forme de déséquilibre, convaincu que ses attaquants marqueront toujours plus de buts que ses défenseurs n’en encaisseront.
Le boss des Bleus, aux méthodes à l’ancienne et au staff resserré quand les autres nations possèdent des armées mexicaines, est pourtant toujours en avance sur son temps. Inflexible sur la sacro-sainte vie de groupe, il n’a jamais autant accordé de libertés à ses joueurs qu’aux États-Unis. Lui-même traverse le tournoi avec une sérénité qu’on ne lui connaissait pas.
Son changement de style au crépuscule de ses 14 ans à la tête de l’équipe de France ne répond qu’au seul objectif qui l’a toujours mû : gagner. Ce qu’il fait encore mieux que les autres.