Coupe du Monde de football 2026 : "Hey Jude" Bellingham prince d’Angleterre, l’Argentine de Messi aux forceps, une histoire de câble… ce que vous avez raté cette nuit
On connaît les quatre demi-finalistes du Mondial-2026 après les qualifications samedi soir et ce dimanche matin de l’Angleterre et de l’Argentine.
Après la France contre l’Espagne mardi 14 juillet (à 21 h), on connaît l’affiche de la seconde demi-finale de cette Coupe du Monde 2026. Ce sera Angleterre-Argentine, mercredi (à 21 h). UN match qui va forcément réveiller de vieux souvenirs entre les deux sélections (la Main de Dieu de Maradona au Mexique-1986, Beckham expulsé en France-1998).
Samedi soir, mise en difficulté une grande partie du match mais portée par son héros Jude Bellingham, l’Angleterre a fait parler son expérience des grands rendez-vous pour punir la Norvège d’Erling Haaland (2-1, après prolongations) et filer en demi-finale de la Coupe du monde. De retour dans le dernier carré comme en 2018, après une élimination en quarts face à la France en 2022, les Anglais défieront mercredi l’Argentine de Lionel Messi. Pas sous son meilleur jour, le roi Harry Kane a été parfaitement suppléé par le prince Jude, auteur d’un doublé sur ses deux seules frappes cadrées. Dans une forme étincelante, le milieu du Real Madrid a porté son compteur de buts dans ce Mondial à six, soit la moitié de son total en 54 sélections sous le maillot des Three Lions. Un doublé des plus importants sur le chemin d’un sacre de l’Angleterre, qui attend un titre majeur depuis 1966.
Depuis le début du tournoi, la colonie de supporteurs anglais célèbre les victoires de son équipe en chantant en choeur les incontournables "Wonderwall" d’Oasis, "Sweet Caroline" de Neil Diamonds et, forcément, le "Hey Jude" des Beatles. Ecrites par Paul McCartney pour soutenir Julian Lennon, le fils de John, confronté au divorce de ses parents, les paroles prennent un sens qui illustre l’excellence de Bellingham durant cette Coupe du monde. Car lorsque les fans hurlent "Hey Jude, don’t make it bad […] Jude don’t be afraid […] Hey Jude, don’t let me down […]", en réponse sur la pelouse, Jude rend les choses meilleures, Jude n’a pas peur, Jude ne laisse pas tomber la patrie.
Messi éteint
L’Argentine s’est hissée au forceps en demi-finale du Mondial, sa troisième depuis 2014, au prix d’un nouveau combat remporté avec quelques frissons et à l’arraché contre la Suisse, méritante mais plombée par son infériorité numérique qui l’a fait craquer en fin de prolongation (3-1). L'Albiceleste n’a pas vraiment brillé, à l’image de son génie éteint Lionel Messi, mais elle a prolongé sa quête d’une deuxième étoile consécutive, ce qu’aucune équipe n’a réussi depuis le Brésil de Pelé et Garrincha en 1962.
Une histoire de câble
Les joueurs norvégiens ont protesté auprès de l’arbitre français Clément Turpin après l’égalisationde Jude Bellingham à 1-1 au Hard Rock Stadium. Ils estimaient qu’après le dégagement du gardien Orjan Nyland à l’origine de l’action, la trajectoire du ballon avait soudainement changé en touchant un câble soutenant la caméra mobile au-dessus du terrain, pour retomber sur le milieu de terrain anglais Elliot Anderson. Selon le règlement de l’instance mondiale, cette ingérence aurait dû entraîner un arrêt de jeu et un entre-deux. La Fifa a toutefois indiqué que le capteur intégré dans le ballon ne montrait aucun signe que le ballon ait touché le câble. Cette même technologie avait refusé un but lors de la défaite de la Croatie contre le Portugal en 16e de finale du tournoi.
Carton rouge fatal
La Suisse avait tout pour réaliser une des plus grosses surprises de l’histoire, sauf qu’elle a été abandonnée par Embolo, exclu après intervention du VAR (72e). L’attaquant du Stade rennais a piégé l’arbitre en simulant une faute de Leandro Paredes, l’assistance vidéo l’a bien sûr repéré et il a écopé d’un nouveau carton jaune, après le premier reçu avant la pause. Cela a totalement plombé les Suisses, totalement acculés puis finalement abattus, sur deux coups de canon à quelques minutes des tirs au but (Alvbarez à la 112e et Lautaro Martinez dans les arrêts de jeu des prolongations). Cruel.