Coups de couteau à l'Arsenal à Tarbes : ivre, l'agresseur va au commissariat pour se rendre et écope deux jours plus tard de 4 ans de prison ferme
l'essentiel À Tarbes, un homme a été interpellé le samedi 22 août pour une agression au couteau survenue le 20 août contre un agent de sécurité dans le quartier de l'Arsenal. L'attaque, motivée par une vengeance, a failli coûter la vie à la victime. Le suspect, connu des services de police, a comparu devant la justice ce 24 août. Récit.
En moins de quatre jours, la machine judiciaire s’est mise en branle à Tarbes. Interpellé ce samedi 22 août en début de soirée, le principal suspect, âgé de 26 ans, dans l’agression au couteau qui a failli être fatale à un jeune agent de sécurité de Tarbes, a comparu en comparution immédiate ce lundi 24 août en fin d’après-midi.
Pour rappel, les faits remontent au jeudi 20 août. Il était environ cinq heures du matin. Avenue des Forges, près d’une boulangerie du quartier populaire de l’Arsenal, un jeune homme de 32 ans s’est fait interpeller par un groupe d’individus. Après une altercation, il a été poignardé.
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La victime, qui exerce comme agent de sécurité dans l’événementiel et qui est un boxeur, a reçu deux coups de couteau au ventre. L’intervention d’un militaire qui passait par hasard lui a peut-être sauvé la vie.
Hospitalisée, la victime s’en est finalement sortie, même si les marques physiques et psychologiques sont bien là. Son père, ancien militaire et éducateur sportif, témoignera dans nos colonnes le lendemain de ce qui aurait pu virer au drame : "Si ce militaire n’était pas passé par là, mon fils serait mort."
Un acte de vengeance
L’enquête a rapidement révélé le mobile de cette attaque : il ne s’agissait pas d’une agression gratuite, mais d’une vengeance organisée. Le suspect, connu des services de police, connaissait sa victime. Quelques années auparavant, alors qu’il était agent de sécurité, ce dernier aurait expulsé le mis en cause et son groupe d’amis d’une boîte de nuit. Une situation que le prévenu aurait mal vécue. Des menaces auraient alors été proférées : "Toi, je te planterai", "On va te saigner, le boxeur."
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Le jeudi matin, lorsque la victime est repassée dans le secteur avec un ami revenant de l’Arsenal, les menaces auraient été mises à exécution. L’ami est parvenu à s’enfuir en courant, mais le jeune homme a décidé de faire face. Une décision qui aurait pu lui coûter la vie. Le groupe s’est alors jeté sur lui à plusieurs, avant que l’un de ses membres ne sorte une arme et ne le poignarde.
Une interpellation rapide
La victime, sortie de l’hôpital peu de temps après son agression, a immédiatement déposé plainte au commissariat. Les enquêteurs de Tarbes se sont rapidement mobilisés. Deux témoins qui avaient assisté à la scène ont été entendus.
Ce samedi 22 août, soit trois jours après les faits, le suspect principal a été interpellé. Il s’était rendu de lui-même au commissariat… ivre.
Présenté au parquet dès le lundi 24 août, le dossier a finalement été transmis au tribunal dans l’après-midi même, dans le cadre d’une comparution immédiate. Le mis en cause a cependant contesté le mobile. "Il a un différend avec mon cousin", a-t-il expliqué. Et d’ajouter : "J’ai voulu me mêler aux histoires."
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Les deux individus se seraient alors écartés du reste du groupe pour échanger. "Je voulais l’effrayer", a expliqué le prévenu, qui était en état d’ébriété au moment des faits. Mais cette tentative d’intimidation s’est soldée par deux coups de couteau.
Fort heureusement, les plaies n’étaient pas si profondes et aucun organe n’avait été touché. Des soins quotidiens restaient toutefois nécessaires pour la victime.
De la tentative de meurtre aux violences volontaires
Âgé de 26 ans, père d’un enfant et avec près d’une dizaine de mentions au casier judiciaire, ce Tarbais aurait pu être renvoyé devant une cour d’assises pour ces nouveaux faits.
Si les faits ont, à un moment, été qualifiés de tentative de meurtre, le mis en cause a finalement été poursuivi pour violences volontaires. Quatre ans de prison, dont un an avec sursis probatoire, ont été requis par le procureur.
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Dans sa plaidoirie, Me Rudy Mbemba est revenu sur le différend opposant les deux protagonistes. Tentant de corroborer la version de son client, il a insisté sur la tentative d’intimidation, précisant : "Il n’y a pas eu, de sa part, la volonté de faire usage du couteau."
Au terme des débats, le tribunal a tranché. La victime n’était pas présente et n’était pas représentée. Dans le box, le prévenu a écouté le prononcé de sa peine. Il ne verra probablement pas la naissance de son prochain enfant, prévue en décembre. Il a écopé de la lourde peine de 4 ans de prison ferme avec un mandat de dépôt. Le prévenu a indiqué ne pas faire appel de la décision.