Crue dévastatrice au Népal et au Tibet : retour sur cinq des catastrophes glaciaires les plus meurtrières du siècle dernier

Crue dévastatrice au Népal et au Tibet : retour sur cinq des catastrophes glaciaires les plus meurtrières du siècle dernier

Alors qu’une crue a ravagé le Népal et le Tibet, mardi 25 août, Reuters a recensé les pires catastrophes glaciaires survenues dans notre histoire moderne. Pérou, Tibet, Inde… Retour sur les tragédies qui ont frappé ces pays, entre 1941 et 2021.

Plus de 500 personnes sont mortes au Népal et en Chine, deux jours après qu’une crue soudaine a dévasté la région. 1 400 personnes sont toujours portées disparues. La catastrophe qui s’est produite mardi 24 août n’est pas sans rappeler certaines tragédies. Voici quelques-unes des catastrophes glaciaires le plus meurtrières de l’histoire, référencées par Reuters.

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1941, à Huaraz (Pérou)

La vidange brutale d’un lac glaciaire a détruit un tiers de la ville péruvienne de Huaraz, entraînant environ 5 000 morts au Pérou. Elle demeure l’une des catastrophes les plus meurtrières jamais provoquées par la rupture d’un lac glaciaire.

1961, à Ranrahirca (Pérou)

Au Pérou, toujours, un gigantesque bloc de glace s’est détaché du mont Huascarán, plus haut sommet du pays, entraînant 10 millions de mètres cubes de roches, de glace et de neige dans une descente fulgurante de sept minutes. Le village de Ranrahirca et plusieurs localités voisines ont ‌été ensevelis sous 12 mètres de boue et de débris et environ 4 000 personnes ont péri.

1970, à Yungay (Pérou)

Un séisme de magnitude 7,9 a déstabilisé le versant nord du mont Huascarán, déclenchant la catastrophe glaciaire la plus meurtrière de l’histoire. Une masse de glace et de roches a dévalé vers les villes de Yungay et Ranrahirca à des vitesses pouvant atteindre ​335 km/h, les ensevelissant sous une coulée de boue. L’avalanche ⁠a causé environ 25 000 morts, contribuant à porter ‌le bilan total du séisme à plus de 50 000 victimes.

1981, Lac Cirenmaco (Tibet)

Une importante masse de glace en surplomb est tombée dans le lac glaciaire de Cirenmaco, situé à 14 km ‌de la frontière sino-népalaise, provoquant une vague géante qui a submergé sa moraine. Près de 20 millions de mètres cubes d’eau, de glace et de débris se sont alors déversés vers le Népal.

La catastrophe a entraîné le ‌décès d’environ 200 ‌personnes et a causé jusqu’à 4 millions de dollars (3,44 millions d’euros) de ​dégâts à des ponts, routes, infrastructures hydroélectriques et autres installations.

2021, Chamoli (Inde)

En Inde, une vaste portion de ‌glace s’est détachée du pic Ronti, près du ‌Nanda Devi, ‌deuxième plus haut sommet du pays, provoquant un torrent destructeur de roches, de poussière et de glace qui a dévalé la vallée sur 1 500 mètres.

Lors d’opérations de recherche près du projet hydroélectrique de Dhauliganga, dans le district de Chamoli, le 10 février 2021.
Lors d’opérations de recherche près du projet hydroélectrique de Dhauliganga, dans le district de Chamoli, le 10 février 2021. EPA

La catastrophe a déclenché ⁠une crue soudaine massive dans l’État indien de l’Uttarakhand, faisant plus de 200 morts, détruisant des villages et emportant deux projets hydroélectriques.

Le bilan au Népal devrait continuer de s’alourdir

La nouvelle tragédie qui s’est produite mardi 25 août est dûe à l’effondrement de la partie inférieure d’un glacier himalayen, qui a provoqué une avalanche de glace et de roches dans la vallée de la rivière Lhende Khola.

La coulée de boue a frappé le poste-frontière de Gyirong, au Tibet, avant de poursuivre sa course vers le Népal, provoquant des crues soudaines qui ont emporté des routes entières, des infrastructures électriques et inondé plusieurs villages. Le bilan des victimes devrait s’alourdir.

Jeudi, le Népal et la Chine ont tous deux mis en garde contre de nouveaux risques ⁠d’inondations dans ‌l’Himalaya. Selon la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, près de 93 000 personnes pourraient avoir été affectées.