Dans la presse du vendredi 31 juillet 2026

Dans la presse du vendredi 31 juillet 2026

Ce vendredi, la presse s'attarde sur les suites des incendies dans les Landes et le Var, ainsi que sur le suicide d'un jeune homme victime de harcèlement raciste.

Alors que l'on s'apprête à entrer dans le week-end du grand chassé-croisé de juillet et août, une question s'impose ce matin : êtes-vous plutôt une personne « peau à moustique » ? François Geffrier répond en plaisantant que cela dépend s'il y a quelqu'un avec lui dans le lit — donc plutôt non.

The Conversation a enquêté. La chaleur corporelle, les microbes à la surface de la peau ou encore les odeurs expliqueraient que nous ne sommes pas égaux face aux moustiques, qui réagissent différemment selon nos épidermes. Manger de l'ail ou de la banane n'y changera rien, et il est aussi faux de penser qu'un sang plus sucré attire davantage les insectes, précise l'article.

Les vacances sont aussi au sommaire du magazine Week-end du Parisien, qui y voit une véritable passion française : 90 ans après l'instauration des congés payés, c'est toujours le même rêve de dépaysement, de repos et de partage. Illustration par un reportage sur la Côte Vermeille, dans les Pyrénées-Orientales, avec un décryptage de ce que représentent, pour chacun, des vacances réussies. Pour certains, cela signifie avant tout ne pas prendre l'avion.

Toujours dans Le Parisien, l'aviophobie se porte bien, alimentée par l'actualité — la peur de l'avion. La compagnie Air France propose des stages et accompagne chaque année près de 500 personnes ; une immersion secouante mais efficace, testée en direct par le journal. Bonne nouvelle : cela se soigne.

De retour sur la terre ferme, La Croix dessine la nouvelle carte des vacances. Face à Google Maps et ses deux milliards d'utilisateurs quotidiens dans le monde, de plus en plus d'acteurs français comme l'IGN ou Michelin travaillent à une autre représentation du territoire : des cartes désormais en ligne, plus faciles à partager, par exemple pour les randonneurs, ou consacrées aux usages de l'eau dans un contexte croissant de stress hydrique.

Landes et Var : le difficile retour des évacués

Ce qui nous amène aux incendies des Landes et de la Gironde, toujours au cœur de l'actualité, avec des journaux qui s'intéressent au retour des évacués — souvent partagés entre désespoir et volonté de reconstruire, dans L'Humanité.

C'est le jour d'après à Biscarrosse, où une saisonnière s'amusait il y a peu des surnoms de la ville : « Biscapneus, biscapois, biscaventure, tout est "bisca" là-bas. » Aujourd'hui, commente-t-elle la gorge serrée, face au bilan de l'incendie désormais maîtrisé : « À présent, c'est "bisca-mort" ». 110 maisons et commerces ont brûlé — rien ne sera plus comme avant.

Dans le Var, à Brignoles, où il a lui aussi fallu évacuer, le Huffington Post écrit ce matin qu'« aussi smart dans la vie qu'au cinéma », George Clooney se mobilise face au ravage du feu : il promet des moyens pour aider sa ville d'adoption à se relever.

Sur les terrains sportifs aussi, face au désastre, il a fallu s'adapter. Depuis le CREPS de Bordeaux, où l'équipe de France féminine de rugby est actuellement en stage, les joueuses sont contraintes de s'entraîner en intérieur à cause des fumées. Leurs collègues du para-rugby ont, elles, dû lever le camp, faute de place pour tout le monde.

Le racisme qui tue

Lui aussi jouait au rugby : à la une de Libération aujourd'hui, « le racisme qui tue ». Il s'appelait Joris, il avait 21 ans, harcelé depuis des années à cause de ses origines algériennes. Le jeune homme s'est donné la mort la semaine dernière, en Isère.

À Saint-Jean-de-Bournay, le quotidien s'est rendu dans son village et propose, en double page, un reportage édifiant entre gêne, omerta et xénophobie décomplexée.

Racisme ordinaire également sur Twitch : la streameuse Mamapaprika raconte, dans les colonnes du journal 20 Minutes, son combat pour normaliser enfin la présence des femmes afrodescendantes dans les jeux vidéo.

Portraits et curiosités

Ces vidéos sur les réseaux sociaux font un carton : connaissez-vous François, Mathéo Marin ? Son portrait est à lire à la dernière page de Libé. Âgé de 22 ans, star de TikTok et Instagram, il est l'auteur de contenus qui font rire, autant qu'ils peuvent parfois mettre mal à l'aise. Avec ses perruques enfilées à la va-vite et ses vêtements empruntés à sa mère, il interprète avec une acuité bluffante, selon le journal, des femmes au foyer, des professeures ou des médecins, avec un vrai talent d'actrice. Il a d'ailleurs tapé dans l'œil d'Alexandre Astier, qui vient de lui confier un rôle dans le deuxième volet de son film Kaamelott.

Autre sujet à la une : le fléau des injections esthétiques illégales. Après le décès, lundi, d'une deuxième personne en quatre mois, les quotidiens se mobilisent et font œuvre de pédagogie en donnant la parole aux médecins. Un praticien niçois raconte ainsi dans Le Parisien : « Quatre personnes sur 10 prennent aujourd'hui rendez-vous pour du Botox dans des lieux où le personnel n'est ni formé, ni autorisé à exercer. Ces derniers temps, j'ai soigné une patiente qui a failli perdre le nez, et d'autres, un œil. »

Irrésistibles enfin, les méthodes de recrutement des footballeurs du PSG sont dévoilées, c'est-à-dire dans Sud-Ouest. Luis Campos, interrogé par une chaîne de télévision portugaise, raconte la manière dont il s'y prend pour dénicher les futures pépites de son club : déguisement, fausse moustache, bonnet — il ne ménage pas ses efforts. Pourquoi ? Parce qu'il est trop connu et veut pouvoir observer les joueurs sans se faire repérer. L'article ne dit pas s'il aime les films d'espionnage — on rappelle que L'Express consacre cette semaine un dossier de 28 pages au renseignement, où l'on apprend qu'au classement mondial, la France est numéro 2. « Le vieux coup du gars caché derrière son grand journal, avec des lunettes noires » : visiblement, ça fonctionne toujours — le PSG a fini champion la saison dernière.