David Pujadas : presque 10 ans plus tard, il livre enfin sa vérité sur son éviction du JT de France 2 et Delphine Ernotte

David Pujadas : presque 10 ans plus tard, il livre enfin sa vérité sur son éviction du JT de France 2 et Delphine Ernotte

Résumé

David Pujadas revient sur son éviction du JT de France 2 en 2017, révélant les émotions fortes vécues et évoquant les choix de la direction à l'époque sans détailler tous les motifs.

Sommaire

  • Le vertige de l’après-20 heures pour David Pujadas

  • Trop vieux, trop viril ? Sa propre explication

David Pujadas a longtemps gardé le silence sur les coulisses de son éviction du 20 heures de France 2. Écarté le 17 mai 2017 puis remplacé par Anne-Sophie Lapix, il présentait son dernier journal le 8 juin suivant, avant de rebondir dès la rentrée sur LCI, où il anime toujours 24h Pujadas chaque soir de 18h à 20h. Face à Virginie Guilhaume, dans Puremédias l’Hebdo ce dimanche 27 septembre 2026, l'ancien présentateur lâche enfin la vérité : il a redouté sombrer dans une dépression nerveuse au moment de son départ.

Interrogé sur les raisons de cette rupture entre lui et France Télévisions, il pointe la responsabilité de Delphine Ernotte, alors présidente du groupe depuis 2015 à l’époque. Du choc de l'annonce à la gratitude qui a suivi, David Pujadas a détaillé pour la première fois ce qu'il a vécu après seize années à la tête d’un journal qui faisait partie "des plus regardés" de France.

Le vertige de l'après-20 heures pour David Pujadas

"Vous êtes sur le balcon du monde, vous êtes à la tête d'un Airbus avec d'autres, vous atterrissez, vous posez l'Airbus tous les soirs, vous avez des moyens énormes", raconte David Pujadas pour décrire ses années à la tête du 20 heures. "Tout d'un coup, ça s'arrête", résume-t-il, évoquant le jour où tout a a pris fin. Le journaliste avoue avoir craint le pire : "j'étais certain que j'allais faire une dépression nerveuse." Mais c'est l'inverse qui s'est produit selon ses dires : "J’ai eu immédiatement un sentiment de gratitude pour ce qui m'avait été donné, de vivre ces 16 années tellement intenses", assure-t-il face à Virginie Guilhaume.

La journaliste insiste alors sur un point resté flou : a-t-il seulement cherché à en parler directement avec la dirigeante avant son départ ? "Franchement, entre nous, vous n'avez pas voulu échanger avec elle ? Vous n'avez pas demandé ce qui se passait ?", lance-t-elle. David Pujadas ne détaille pas davantage la teneur de cet échange. Devant les députés, il n'avait pourtant pas caché son incompréhension face à la décision de Delphine Ernotte. "Cette décision, je ne l'ai pas comprise", avait-il déclaré à l'époque. Sur le plateau de Puremédias l'Hebdo, il reste tout aussi évasif sur ses motivations : "Ce qui s'est passé, il faut lui demander à elle. Elle a voulu renouveler", lâche-t-il.

Trop vieux, trop viril ? Sa propre explication

Reste la question des raisons de cette éviction. Comme le rappelle Virginie Guilhaume en ouverture de l'entretien, le 20 heures demeure "l'émission emblématique de France Télévisions". Relancé sur les motivations réelles de Delphine Ernotte, David Pujadas avance sa propre lecture des événements. "Ce que j'ai compris, c'est une interprétation, c'est qu'elle souhaitait, Delphine Ernotte, féminiser et elle souhaitait avoir quelqu'un qu'elle aurait nommé elle", explique-t-il.

Un chroniqueur de l’émission pousse alors l'hypothèse plus loin en lui demandant s'il n'était pas simplement "trop homme et peut-être trop vieux". "J'étais peut-être homme, j'étais peut-être trop vieux", estime-t-il sans pour autant confirmer l’hupothèse de son homologue.

Finalement, David Pujadas préfère ramener le débat sur un terrain plus factuel : celui du rapport de force avec la concurrence directe de l’époque. Le journaliste rappelle en effet qu'à l'époque de son départ, le 20 heures dominait l'audience et rivalisait directement avec le journal de TF1. "Le 20 h marchait très fort à l'époque, on était à touche avec TF1 et d'une certaine manière, on était une puissance", insiste-t-il. Il évoque aussi la position de Delphine Ernotte, alors fraîchement nommée à la tête du groupe : "Vous arrivez, vous êtes PDG de France Télé et vous n'avez pas forcément la barre, la maîtrise sur un vaisseau amiral de votre France Télé dont la légitimité ne vous incombe pas", conclut-il, visiblement pas rancunier envers la présidente du groupe.

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