« Défendons la culture » : un tout nouveau festival voit le jour dans le haut-Var

« Défendons la culture » : un tout nouveau festival voit le jour dans le haut-Var

« Ça va chanter, ça va guincher, ça va danser ! » La petite phrase mise en exergue sur le flyer de l’événement se passe de longs discours. Qu’on se le dise, pour sa toute première édition, le festival « On veut danser » entend faire bouger les corps.

Mais pas seulement. Pour les organisateurs, « On veut danser », c’est aussi une manière de pointer du doigt une forme de carence en matière de politique culturelle, à l’heure où les enveloppes dédiées sont bien souvent amputées ici et là, dans un contexte budgétaire parfois compliqué.

« On a par exemple le sentiment qu’il n’existe plus d’événements gratuits pour faire la fête, explique Aram Constantine, à la tête de l’association organisatrice Hot Culture. Notamment à l’heure où des polémiques naissent autour des propositions de loi pour renforcer la pénalisation de l’organisation de free party. »

Sans parler du fait qu’aujourd’hui, « organiser un festival devient de plus en plus compliqué, notamment avec des normes de sécurité toujours plus drastiques ».

Avec « On veut danser », Hot Culture entend donc mettre en avant la nécessité de défendre la culture, dans son plus large spectre, par tous les moyens.

« Il faut de vraies politiques en matière de développement culturel, insiste Aram. Et davantage de subventions dédiées, comme cela a pu être le cas dans le passé. »

Découvertes et proximité

Du côté du festival, la ligne directrice est claire : tout miser sur l’esprit de découverte, sur la mise en avant de formations aux styles variés, dans une ambiance « anti-relou », comme le pointe là encore le flyer du festival avec un brin d’humour.

Le tout via une programmation qualitative, orientée aussi bien vers les musiques dites du monde que sur des sonorités plus électroniques.

En matière d’action culturelle, Aram Constantine est loin d’être un illustre inconnu. Enfant du pays montferratois, l’ancien leader du groupe « De La Colline » multiplie depuis des années les projets en tout genre.

Une expérience que le nouveau maire de la commune de Montferrat, Pascal Soulié, n’a pas manqué de remarquer, en ralliant Aram à ses troupes.

Désormais conseiller municipal à Montferrat, Aram est rattaché au volet culturel et animation du village du haut Var.

Rapidement, l’idée d’organiser un événement estival émerge. « Avec une jauge maximale de 500 personnes, pour tenter de garder une certaine forme d’intimité. »

Conserver une forme de proximité entre artistes et public, en programmant des formations émergentes, sans pour autant faire appel à de grosses têtes d’affiche.

« Je pense par exemple à TechnoBrass, groupe brésilien qui côtoie les scènes de gros festivals, mais qui reste peu connu du grand public », détaille Aram.

Une scène en plein air, en pleine nature

La formation Radio Bysance.
La formation Radio Bysance.
Photo DR

Dans le pré Seignoret, en plein air, au bord de la Nartuby, une scène de 60 m2 sera positionnée à l’ombre des arbres, pour accueillir six formations sur trois jours.

Le festival démarrera en fanfare avec un concert acoustique gratuit de LGMX sur la place du village, avant que les choses sérieuses ne débutent.

Parmi les six formations annoncées, la part belle sera faite aux musiques du monde et aux musiques électroniques.

Citons notamment Moonlight Benjamin, chanteuse haïtienne et prêtresse vaudoue, qui distille une fusion délectable entre rythmes traditionnels caribéens et blues.

Ou Yemaya la Banda et ses douze musiciennes, pour un vol direct en Amérique latine, avec un pur cocktail de salsa, merengue et boléro.

À noter également un set qui s’annonce enflammé avec Amazonita. DJ, percussionniste, et performeuse, l’artiste propose une fusion musicale entre cumbia, guaracha et sons electro andins.

Autant être clair : cet été, à Montferrat, ça va chanter, ça va guincher, ça va danser. Sans l’ombre d’un doute.

Au programme

Jeudi 16 juillet : Radio Byzance / LGMX.

Vendredi 17 juillet : Moonlight Benjamin / TechnoBrass.

Samedi 18 juillet : Yemaya La Banda / Amazonita.

Ouverture des portes à 19 h. Accès au pré Seignoret par le chemin de PIerre Pont, à Montferrat.

Tarifs : pass 3 jours 36 euros ; pass 1 jour 16 euros. Tarifs sur place : 20 euros.

Rens. www.helloasso.com/associations/hot-culture.

À noter que le festival recherche des bénévoles. Les stands artisanaux sont également les bienvenus. Contact : [email protected].