Défilé du 14-Juillet à Paris : "Je suis très fier d’avoir été sélectionné"... À 21 ans, ce Toulousain, étudiant à l’École polytechnique, sera sur les Champs-Élysées pour le traditionnel défilé

Défilé du 14-Juillet à Paris : "Je suis très fier d’avoir été sélectionné"... À 21 ans, ce Toulousain, étudiant à l’École polytechnique, sera sur les Champs-Élysées pour le traditionnel défilé

l'essentiel Le défilé du 14 Juillet sur les Champs-Élysées à Paris mettra à l’honneur un jeune homme originaire de Toulouse. À 21 ans, Elias participera à l'événement avec ses camarades de l’École polytechnique. Un honneur pour ce passionné de sciences et de spatial, et un bon moyen de clôturer sa première année dans l'un des établissements les plus prestigieux du pays. Il a raconté à La Dépêche son parcours, ses ambitions et son entraînement pour ce moment si spécial.

Le 14 juillet, parmi les milliers de militaires et d’élèves qui descendront les Champs-Élysées à l’occasion du traditionnel défilé de la Fête nationale, un jeune Toulousain représentera sa ville natale. À 21 ans, Elias fera partie des 380 étudiants de la promotion X2025 de Polytechnique, première école d’ingénieurs de France, sélectionnés pour participer à cet événement emblématique.

Originaire de la Ville rose, il a grandi dans le quartier des Sept-Deniers. Avant de rejoindre l’un des établissements les plus prestigieux du pays, il a effectué toute sa scolarité à Toulouse : collège des Ponts-Jumeaux puis lycée Pierre-de-Fermat, dont il garde "de très bons souvenirs".

À lire aussi : 14-Juillet : une première historique pour le 9e RSAM de Montauban, qui défilera sur les Champs-Élysées, à Paris, devant Emmanuel Macron

Après le baccalauréat, il choisit pourtant de quitter sa ville natale. Admis en classe préparatoire au lycée Stanislas à Paris, il décide de relever un nouveau défi. "Les prépas parisiennes sont réputées pour leur excellent niveau. J’avais envie de me challenger, de pousser mes compétences le plus loin possible et aussi de découvrir la vie loin de ma famille. Ce n’était pas toujours facile, car on travaille énormément, mais je m’en suis bien sorti", sourit-il.

Un avenir dans l’espace ?

Passionné depuis toujours par les sciences, notamment les mathématiques et la physique, Elias découvre aujourd’hui de nouveaux domaines à Polytechnique, où il a notamment choisi des enseignements de biologie et d’économie. Pour la suite de son parcours, son ambition est bien dessinée. "J’aimerais travailler dans le spatial, comme ingénieur ou chercheur. Et si un jour l’occasion se présentait, devenir astronaute serait un rêve." Un projet qui pourrait, pourquoi pas, le ramener un jour à Toulouse, capitale européenne de l’aéronautique et du spatial.

À lire aussi : 14 Juillet annulé en Haute-Garonne : la liste des communes qui suppriment leur feu d’artifice à cause de la canicule s’allonge

Comme tous les élèves de première année de l’École polytechnique, Elias a suivi une formation militaire, ponctuée par un stage au sein des armées. Une expérience qui l’a profondément marqué. "J’y ai découvert des valeurs qu’on ne retrouve pas forcément dans le monde civil, notamment l’esprit de corps, relate le Toulousain. On apprend à faire passer le collectif avant soi, à fournir des efforts pour aider le groupe. Et en retour, le groupe vous le rend encore plus."

Des répétitions intenses

Cette année militaire s’achèvera donc symboliquement par le défilé du 14 juillet sur les Champs-Élysées. Si tous les élèves de première année sont candidats au défilé, seuls ceux dont l’investissement est jugé suffisant sont retenus. "Je suis très fier d’avoir été sélectionné. C’est un événement que beaucoup de Français regardent chaque année à la télévision."

À lire aussi : Feu d’artifice, concert, défilé militaire : les horaires et les parcours à suivre pour ne rien manquer des 13 et 14 juillet à Toulouse

Depuis plusieurs jours, les répétitions s’enchaînent sur le camp militaire de Satory, près de Paris. Avec les élèves de sa promotion, Elias perfectionne chaque détail : alignements, synchronisation des mouvements, maniement de l’épée traditionnelle de Polytechnique, appelée "tangente". "Physiquement, ce n’est pas le plus difficile. Ce qui demande le plus d’effort, c’est de rester concentré en permanence. Il faut que tous les gestes soient parfaitement synchronisés. Ce n’est pas naturel, mais ça vient avec l’entraînement."

Après cet événement exceptionnel, Elias poursuivra son cursus pendant encore deux ans sur le campus de Palaiseau avant d’effectuer une quatrième année, probablement à l’étranger.