Déménagement dans l'air au triathlon de Namur (vidéo)
Que de changement pour cette édition 2026, la 15e du nom, du triathlon de Namur. Après trois éditions au Grognon, de 2011 à 2013, c'est au parc de La Plante que le TNT, le triathlon Namur team, pose ses valises entre 2014 et 2025, pour 11 éditions (non organisé en 2020) de folie. Cette année, c'est le déménagement ! Le club à la tête de l'organisation passe de l'autre côté de l'écluse, et modifie donc les sites de départ et d'arrivée, mais aussi et surtout les parcours à vélo et à pied.
Des changements un peu contestés: soit cela plaît, soit cela refroidit. La technicité du parcours, ses nombreuses relances et son dénivelé ne font pas l'unanimité, mais comme tout changement, il faut parfois un petit temps d'adaptation. Il faut dire que créer un parcours, à Namur, ce n'est pas chose aisée. Entre les travaux et les axes qu'il n'est pas possible de bloquer, il faut trouver de quoi satisfaire tous les usagés.
Sur le promo (500 – 20 – 5), le vainqueur, Senne Debast, en pleine préparation pour les championnats de Belgique du week-end prochain, a particulièrement apprécié. "C'est magnifique ! On trouve rarement un parcours aussi agréable sur les triathlons", s'est-il exprimé. Son homologue sur la longue distance, le DO (1500 - 32 – 10), Joachim Libois, s'est montré moins enchanté. "J'ai trouvé cela un peu dangereux, notamment toutes ces relances. Le fait de devoir doubler des athlètes, parfois moins aguerris, sur un parcours aussi sinueux, ce n'est pas simple. Il faut, à tout moment, faire preuve de lucidité. Encore plus avec la petite pluie venue jouer les trouble-fête", ajoute Joachim.

En effet, après des semaines sans une véritable averse, la météo décide de se montrer capricieuse au moment où les athlètes sortent de l'eau, et rejoignent le parc à vélos. Pile quand il ne faut pas !
Chez les filles, la bagarre est superbe sur le promo. Tania Eliard pose le vélo en tête, mais Esthel Derdeyn, gagnante de 2025, démarre la course à pied en pole position. Sur ses talons, Gwenaëlle Godts, gagnante de 2024, compte une poignée de secondes de retard. Au final, au terme d'un sprint, et d'une mésaventure avec une puce de chronométrage récalcitrante pour Esthel, Gwenaëlle s'impose. "Quand on découvre les escaliers, sur le parcours à pied, on se dit"oh non !"Mais quelle belle bagarre ! C'est tellement satisfaisant de se disputer la victoire de cette façon. Je n'aurais jamais pu me donner autant sans cette rivalité", précise la gagnante.
Le classement féminin sur le DO est un peu chamboulé. La meilleure, Marine Vallois, est finalement déclassée pour avoir repris le dossard d'une autre athlète sans l'accord de l'organisation, au profit de la traileuse internationale Noémie Lepoutre, qui s'impose devant Charlotte Rasquin et la jeune Olivia Délestinne.
L'événement approche, cette année encore, la barre de 500 concurrents, avec 483 triathlètes finishers.
Classements
Promo
HOMMES: 1. Senne Debast 01:03:10, 2. Guillaume Demazy 01:06:22, 3. Antoine Alexandre 01:07:45, 4. Boris Rolin 01:07:46, 5. Benjamin Doyen 01:08:52
FEMMES: 31. Gwenaëlle Godts 01:17:21, 33. Esthel Derdeyn 01:17:31, 35. Tania Eliard 01:18:17, 40. Marie Lambert 01:18:41, 53. Zoé Mestdagh 01:22:27
DO
HOMMES: 1. Joachim Libois 01:50:03, 2. Jente Van Mulders 01:53:11, 3. Tom Dambroise 01:54:05, 4. François Van Cutsem 01:56:34, 5. Émilien Gilbert 01:57:56
FEMMES: 53. Noemie Lepoutre 02:20:21, 60. Charlotte Rasquin 02:22:17, 70. Olivia Delestinne 02:23:46, 111. Coralie Ketele 02:32:50, 113. Zoé Seutin 02:32:51
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