Des Belges ont écourté leurs vacances à cause des incendies en Gironde: "Les enfants ne sont pas prêts de l'oublier"
Face à l'ampleur de l'incendie en Gironde, habitants et touristes ont été évacués. La région, fort prisée par les Belges, est en proie aux flammes. La rédactrice en chef adjointe de la DH profitait de quelques jours de repos avec son compagnon et ses filles de ce côté.
"Vers 18h, nos trois enfants devaient se rendre à une soirée pizza au lac. En sortant, on aperçoit dans le ciel une épaisse fumée au loin. Une heure plus tard, elle se rapprochait déjà de notre lieu de résidence. Je décide alors de faire les valises par précaution. On se dit alors qu'on va manger à trente minutes de Parentis-en-Born, histoire d'observer la situation de plus loin et de pouvoir rentrer si possible. Sur le chemin, le ciel était impressionnant, l'air irrespirable. Je n'avais jamais vu cela. Les enfants étaient en stress total", témoigne Nawal qui remonte sur Paris où ils prolongeront les derniers jours de vacances improvisées. "Nous avons eu beaucoup de chance d'avoir réservé une chambre d'hôtel ailleurs en dernière minute. Nous avons évité de partir en pleine nuit dans l'urgence. Face à la détresse des gens croisés sur place, de toutes ces personnes qui ont dû subitement abandonner leur résidence principale, face à ces gens qui débarquaient à l'hôtel, en pyjama, avec de jeunes enfants, doudous à la main, paniqués, franchement nous n'avons vraiment pas à nous plaindre. C'est sûr que les enfants ne sont pas près d'oublier ces vacances."
"Le pire incendie de l'histoire" : 19 000 personnes évacuées ou confinées dans la région de Madrid, deux des trois incendies "ont fusionné" (VIDEO)La Liégeoise aussi a évité le pire. "Mercredi soir nous avons compris que l'incendie prenait de l'ampleur : nous pouvions voir les flammes au loin. Nous essayions tous de nous rassurer en se disant que la situation serait maîtrisée dès le lendemain matin. Mais au réveil, la zone touchée avait doublé de volume", relate Calista qui était dans la maison de vacances de ses beaux-parents au Cap-Ferret. "Ayant un avion le vendredi matin, on est parti par précaution jeudi vers 11h et plusieurs villages étaient en train d'être évacués. toute la famille de mon copain est profondément bouleversée car il s'agit de leurs villages d'enfance remplis de souvenirs. Voir cet endroit qui a une place si importante dans mon cœur partir en fumée est un véritable choc."
Par contre, Xavier a eu moins de chance, il a dû quitter le Cap-Ferret dans la nuit de jeudi à vendredi vers Bordeaux. Valérie quant à elle n'a pas dormi de la nuit à cause du stress.
Au moins 540 Belges se trouvent en Nouvelle-Aquitaine, la région française dévorée par les flammes : déjà 12 500 hectares partis en fumée en GirondePour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.