Renault maintient sa défense après son renvoi devant le tribunal correction

Renault maintient sa défense après son renvoi devant le tribunal correction

20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Publié le 27/07/2026 à 20h26 • Mis à jour le 27/07/2026 à 20h26

Renault a réagi lundi à son renvoi devant le tribunal correctionnel dans le cadre de l’affaire du Dieselgate. Le constructeur automobile assure qu’il défendra « son innocence, le professionnalisme et l’éthique de ses 100.000 collaborateurs » devant la justice.

Dans un communiqué, le groupe affirme que « les véhicules Renault ont tous et toujours été homologués conformément aux lois et réglementations française et européenne applicables ». Il rappelle également que l’ordonnance rendue vendredi et notifiée lundi « reconnaît que les véhicules Renault ne sont pas équipés de dispositifs frauduleux de détection du cycle d’homologation ».

Des véhicules « spécialement calibrés »

Renault ajoute que cette analyse a été « récemment confirmée par la Haute Cour de Justice de Londres, laquelle a rejeté l’ensemble des demandes formées contre Renault à l’initiative de fonds spéculatifs étrangers qui participent également à cette procédure française dans l’espoir cynique d’un gain financier ».

Selon les réquisitions du parquet, le constructeur est soupçonné d’avoir « spécialement calibré » des véhicules répondant aux normes Euro 5 et Euro 6, commercialisés entre 2009 et 2017. L’objectif présumé était de respecter les paramètres réglementaires lors des tests d’homologation, mais pas dans des conditions normales d’utilisation.

Une tromperie présumée aggravée

Le parquet estime que cette tromperie présumée est aggravée, ce calibrage ayant pu contribuer à la pollution aux oxydes d’azote, « favorisant notamment l’apparition chez l’homme de maladies respiratoires ». Renault conteste toutefois ces accusations et maintient que ses véhicules respectaient les réglementations en vigueur.

Notre dossier sur le Diesel

En France, Renault devient le deuxième constructeur, après Volkswagen, à être renvoyé devant le tribunal correctionnel dans ce dossier. Le parquet de Paris a également requis un procès contre Peugeot-Citroën et Fiat Chrysler, mais la décision finale sur leur éventuel renvoi appartient au juge d’instruction.