DIRECT. Procès de Rémy Daillet: la mère de Mia évoque son passé "sous emprise" avec le père de sa fille
Le procès de Rémy Daillet et de son groupe conspirationniste s'est ouvert mardi à Paris. Le sexagénaire est notamment accusé d'avoir organisé l'enlèvement de la petite Mia en 2021. La mère de la petite fille, qui comparaît pour complicité de séquestration et soustraction d'un mineur par ascendant, doit être auditionnée ce jeudi 17 septembre.
Aujourd'hui à 15h46
Le président tente de cadrer les déclarations de Lola M., qui a du mal à se concentrer
Toujours assise et de plus en plus irritée, Lola M. tient un discours plus confus au fur et à mesure de l'interrogatoire.
D'une voix calme, le président essaye de comprendre les motivations de Lola M. en lui reposant les mêmes questions plusieurs fois. "Désole je suis fatiguée, il y a 50 personnes autour de moi c'est très compliqué", assure Lola M.
Face à cette situation, son avocate, Maître Sophie Janois, intervient: "Lola souffre de trouble autistique. Pour elle, c'est vraiment très compliqué de se concentrer, c'est pour ça que je demande une suspension".
Une requête acceptée par le président qui suspend l'audience quelques instants.
Aujourd'hui à 15h29
Lola M. s'insurge de nouveau et s'en prend verbalement à l'avocate de sa fille
Interrogée par le président sur des témoignages à charge contre elle présents dans le dossier, Lola M. s'insurge. "Ce n'est pas beau la médisance. Je suis détruite, c'est une souffrance indescriptible d'être séparé de ses enfants, de me faire passer pour une folle", s'insurge-t-elle en s'en prenant à l'avocate de sa fille Mia, Maître Dorothée Bernard.
"Elle est terrifiante, cette femme-là", persifle-t-elle avant d'être rappelée à l'ordre par le président.
Aujourd'hui à 15h10
"J'étais sa chose": Lola M. évoque son douloureux passé avec le père de Mia
Le président interroge Lola M. sur le père de Mia.
"J'habitais à Montélimar, je n'avais jamais eu de copain, j'avais 15 ans et je suis tombée dans les bras de ce gars qui était l'ami de ma mère", raconte-t-elle avec beaucoup d'émotion. "Il vendait beaucoup de drogues, dont de l'héroïne. La première fois qu'il me tape, il m'a proposé une trace pour faire passer la douleur", ajoute-t-elle.
À cause de cette relation, Lola M. deviendra addicte à l'héroïne.
"Il m'appelait 'la pute'. J'étais sous emprise, j'étais sa chose, son esclave sexuelle. C'est le premier enfer que j'ai vécu de mes 15 ans à 21 ans", assure-t-elle, les yeux fixés sur le sol.
Aujourd'hui à 15h03
La mère de Mia décrit sa douleur d'avoir perdu la garde de sa fille
Toujours assise, Lola M. raconte face à la cour la douleur qu'elle a ressentie lorsque Mia a été placée.
"Ma fille et moi, on avait une vraie relation. Mia, c'est mon trésor. Du jour au lendemain, je ne l'ai plus, c'est terrible", raconte-t-elle, la voix teintée d'émotion.
Aujourd'hui à 14h55
"Je sais que j'ai le profil parfait de la complotiste", ironise Lola M.
Face au président, Lola M. raconte comment elle a appris le placement de sa fille. Elle raconte qu'elle a été confrontée au mépris de la juge pour enfant et de sa mère.
"Ma mère et la juge, il y avait une belle complicité. Elles me regardaient avec un air hautain", dit-elle en coupant son récit de ricanements ironiques.
"Je sais que j'ai le profil parfait de la complotiste pour ces gens-là", cingle-t-elle.
Aujourd'hui à 14h50
Dans le box, Rémy Daillet écoute avec attention Lola M.
L'homme désigné comme la tête pensante de l'enlèvement de Mia, Rémy Daillet, observe avec attention Lola M. depuis le box des prévenus.
Celui qui aborde toujours une moustache et habillé d'un col roulé noir n'est pas assis sur le même banc que les autres prévenus: il est le seul prévenu à avoir été placé en détention provisoire, les autres comparaissant libres. Il est entouré par deux agents.
Aujourd'hui à 14h46
Sur les bancs des prévenus, les membres de l'organisation de Rémy Daillet écoutent studieusement Lola M.
Sur le banc des prévenus, juste derrière Lola M., les membres de l'organisation de Rémy Daillet impliqués dans l'enlèvement de Mia écoutent studieusement la mère de famille.
À plusieurs reprises, le président demande à Lola M. de ne pas se retourner pour les regarder.
Aujourd'hui à 14h34
La mère de Mia affirme avoir découvert "un trafic d'enfant" à l'ASE
Après avoir assuré ne pas être "folle", Lola M. assure avoir découvert, pendant la période des gilets jaunes, "l'horreur de l'ASE" en indiquant avoir pris conscience de l'existence de "réseau pédocriminel et de trafic d'enfant".
"Je dénonce l'ASE et le trafic d'enfant très naïvement, en ne pensant pas que cela allait m'arriver", déclare-t-elle de manière confuse, en faisant référence au placement de Mia.
Aujourd'hui à 14h23
Lola M. assure avoir été "traumatisée" par les violences policières durant les manifestations des gilets jaunes
Face au président, Lola M. poursuit sa démonstration sur les gilets jaunes en indiquant avoir été "traumatisée" par les violences policières durant les manifestations.
"Durant une manifestation à Épinal, j'étais assise en tailleur avec des manifestants, un policier m'a gazée à bout touchant et je suis tombée malade après", raconte-t-elle.
Elle indique être ensuite entrée dans des groupes de gilets jaunes au sein desquels elle a eu "une prise de conscience".
Aujourd'hui à 14h17
La mère de Mia assure être tombée dans le "vortex des gilets jaunes"
Une fois interrogée sur l'ordonnance de placement de sa fille, Lola M., toujours assise, est questionnée sur son adhésion à des théories complotistes.
"QAnon (association complotiste, NDLR), pour commencer, je ne connais pas", assure-t-elle.
"Avant, j'avais une vie classique je ne me préoccupais pas de la politique et je suis tombée malade à 26 ans et j'ai frôlé la mort. C'est à ce moment-là que la crise des gilets jaunes a commencé (...) Je suis très sensible à l'injustice et je suis tombée dans le vortex des gilets jaunes", ajoute-t-elle.
Aujourd'hui à 14h07
Lola M. s'insurge face au profil qu'on dresse d'elle
Alors que le président rappelle les actes violents qu'aurait commis Lola M. contre le père de l'enfant, cette dernière s'énerve.
"Avant de reprendre, je tiens à dire que ce que vous avez dit dresse un portrait déséquilibré de moi et ce n'est pas vrai", s'insurge-t-elle.
Aujourd'hui à 14h05
Face au président, Lola M., toujours assise, semble agacée
Le président continue d'interroger Lola M. afin de savoir si l'ordonnance de placement de sa fille a été transmise ou non au mouvement de Rémy Daillet.
Pour ce faire, le magistrat fait diffuser dans la salle les déclarations de Lola M. faites à la magistrate instructrice lors de ses premières auditions, où elle indique avoir transmis l'ordonnance de placement.
"C'était il y a six ans, je ne m'en souviens pas totalement. Je vous assure que je veux dire la vérité", déclare Lola M., un brin agacée.
Aujourd'hui à 13h56
Le président interroge Lola M. sur les raisons du placement de sa fille Mia
Désormais assise, Lola M. est interrogée par le président sur les raisons du placement de sa fille Mia en 2021. Le président demande si Lola M. a transmis l'avis de placement au groupe de Rémy Daillet.
"Avant de vous répondre je tiens à vous dire que je me sens mal à l'aise. Je ne peux pas vous l'assurer, mais je sais qu'ils me l'ont demandé", déclare-t-elle d'un ton peu assuré, laissant paraître son malaise.
Aujourd'hui à 13h50
Lola M. s'avance à la barre
La mère de la petite Mia s'avance à la barre.
Accoudée sur le pupitre face au président, la trentenaire est agitée et demande à s'asseoir car elle ne se sent pas bien.
Aujourd'hui à 13h43
Lola M., la mère de Mia, entre dans la salle d'audience
La mère de la petite Mia, Lola M., entre dans la salle d'audience où elle va être interrogée sur son rôle dans l'enlèvement de sa fille.
La trentenaire, qui apparaît les traits tirés et la mine fatiguée, échange avec son avocate, Me Sophie Janois avant sa prise de parole.
Lola M. est notamment mise en examen pour "complicité de séquestration suivie de libération volontaire avant le 7e jour au préjudice de Mia".
Aujourd'hui à 09h45
Des membres de l'équipe qui a enlevé Mia interrogés aujourd'hui
En plus de Lola, la mère de Mia, la cour doit aussi interroger aujourd'hui plusieurs personnes ayant participé directement à l'enlèvement de sa fille en 2021.
Parmi eux, Jérôme S., alias "Basile", et Jean-Luc W., alias "Jeannot", tous les deux membres de la mouvance de Rémy Daillet.
Aujourd'hui à 09h30
De la théorie du complot à l’enlèvement de sa fille: le parcours de la mère de Mia
Depuis 2019, la mère de Mia faisait activement part de ses croyances complotistes sur son compte Facebook. "Légalisation de la pédophilie", "manipulation des élites", antivaccination… Lola épouse ces théories et glisse petit à petit sur la pente conspirationniste en fréquentant plusieurs groupes sur les réseaux sociaux.
Pour remettre la main sur sa fille, dont elle a perdu la garde, Lola se serait alors tournée vers Rémy Daillet, un homme qui se présente comme pouvant aider les parents ayant des "problèmes de placement".
Deux mois plus tard, Mia sera enlevée par trois de ses sympathisants. Après une alerte enlèvement et de nombreuses recherches, Lola et sa fille seront retrouvées en Suisse par les forces de l'ordre après cinq jours de recherches.
Aujourd'hui à 09h15
La mère de Mia aujourd'hui entendue par la cour
Aujourd'hui la cour interroge Lola, la mère de Mia. Elle est mise en examen pour complicité de "séquestration suivie de libération volontaire avant le 7e jour" au préjudice de sa fille dont elle avait perdu la garde en janvier 2021 en raison de sa santé mentale.
Aujourd'hui à 09h00
Le délirant parcours du "gourou" Rémy Daillet, jugé avec son groupe complotiste pour le rapt de Mia et la préparation d'actes de terrorisme
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce direct dédié aux audiences de ce jeudi dans le cadre du procès de Rémy Daillet et de 14 autres prévenus.
La 16e chambre correctionnelle du tribunal de Paris continue son jugement de Rémy Daillet et de 14 autres prévenus pour l'enlèvement de la petite Mia en 2021 et pour la préparation de plusieurs projets d'attentats en France.
Ancien cadre du Modem, l'homme est devenu au fil du temps la tête pensante d'une structure complotiste d'extrême droite capable d'organiser depuis l'étranger le rapt d'une enfant.
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