Don de sang: à Walhain, les élus dénoncent des règles "toujours discriminatoires" envers les homosexuels
Les élus ont voté à l'unanimité la convention qui permettra d'organiser une grande collecte de sang pour la Croix-Rouge, ce 31 juillet dans les installations des Boscailles. Ils ont d'ailleurs rappelé l'utilité et l'importance même d'un tel événement.
"On peut en profiter pour bien relever auprès des organisateurs et du Parlement fédéral qu'il y a toujours des discriminations dans la participation aux dons de sang", a déclaré Cyrill Lizen (Avenir Communal), lors du conseil communal de ce mercredi 22 juillet. Le bourgmestre Xavier Dubois (Avenir Communal) partageait son avis, tout comme Laurence Smets pour le groupe Wal1 Citoyens.
Une abstinence de quatre mois pour les donateurs homosexuels
Après la séance, Cyrill Lizen a expliqué son intervention: "Un homme homosexuel qui a des relations homosexuelles, même de manière régulière avec un autre homme, ne peut pas donner son sang. Pour une femme, on ne lui demande déjà pas son orientation sexuelle dans le questionnaire. Ensuite, on lui demande si elle a eu un nouveau partenaire dans les quatre mois. S'il s'agit d'un partenaire régulier, cela ne pose pas de problème."
Il s'agit donc bien, comme l'a déjà souligné Unia par le passé, d'une discrimination, basée sur l'orientation sexuelle. Une abstinence de quatre mois est exigée pour les donateurs homosexuels.
Un risque accru de transmission de maladies jugé plus important
La loi fédérale s'appuie en fait sur la position du Conseil supérieur de la Santé, qui estime qu'il y a un risque accru de transmission de maladies entre hommes. Auparavant, la durée de l'abstinence était d'un an, elle a été rabaissée à quatre mois. Mais en France, par exemple, l'orientation sexuelle n'est plus prise en compte. L'important est de ne pas avoir changé de partenaire dans les quatre derniers mois, peu importe le genre ou l'orientation.
"Il y a déjà eu une évolution avec le changement dans le délai d'abstinence, mais il faut encore aller plus loin pour que ces règles ne soient plus discriminatoires", estime Cyrill Lizen.
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