Doom : et si le nanar avec The Rock était en réalité une adaptation vraiment fidèle ?

Doom : et si le nanar avec The Rock était en réalité une adaptation vraiment fidèle ?

Par Jacques Laurent Techer

27 septembre 2026

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Doom : et si le nanar avec The Rock était en réalité une adaptation vraiment fidèle ? © Universal - id Software

Estampillé du logo "nanar" dès sa sortie en 2005, le Doom d'Andrzej Bartkowiak traîne la réputation de gros gâchis de la pop culture. Vingt ans plus tard, si on gratte un peu, le film apparaît pourtant comme l'adaptation la plus involontairement fidèle du chef-d'œuvre de 1993.

Massacré par la critique lors de son arrivée dans les salles obscures en 2005, Doom est immédiatement devenu le symbole des adaptations de jeux vidéo foireuses, énorme bide (58 millions de recettes pour un budget de 60 à 70 millions) condamné aux oubliettes du cinéma Bis. Pourtant, deux décennies plus tard, le long-métrage d'Andrzej Bartkowiak gagne à être profondément réévalué. Loin d'être la trahison cynique hurlée par les fans de l'époque, le film est le pur produit de son temps, victime d'un alignement de planètes désastreux.

Malgré un développement chaotique au possible, des changements de casting absurdes et la pression des détenteurs des droits de la franchise Doom, le long-métrage est parvenu à capturer un élément essentiel. Presque par accident, le film mené par Dwayne "The Rock" Johnson restituait l'essence même du jeu original de 1993 : un plaisir bête, méchant et viscéral. Et c'est peut-être là sa plus grosse erreur : avoir voulu capturer l'âme des premières heures d'une licence alors en pleine mutation.

doom dwayne johnson
Une grosse envie de tout péter

Dix ans en Enfer

L'histoire commence dès 1994, au lendemain du raz-de-marée planétaire provoqué par le premier jeu Doom réalisé par id Software. Devant le carnage en vue à la première personne créé par John Carmack et John Romero, Hollywood s'empresse d'acquérir les droits d'adaptation via TriStar Pictures, persuadé de tenir là une poule aux œufs d'or. Seulement voilà : adapter un first-person shooter dépourvu de véritable scénario va se révéler être un casse-tête pour les scénaristes de l'époque.

Durant une décennie complète, le projet s'embourbe dans un development hell, naviguant de scripts avortés en remaniements budgétaires et changements de maison de production, entre Warner Bros. et Universal. À la fin des années 90, le film manque d'être concrétisé sous la forme d'un blockbuster horrifique porté par Arnold Schwarzenegger, avant que les craintes des éditeurs et l'absence de vision n'enterrent cette tentative.

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