Du web à Hollywood: comment “Obsession” est devenu l’un des films les plus rentables de l’histoire

Du web à Hollywood: comment “Obsession” est devenu l’un des films les plus rentables de l’histoire

Inde Navarrette (à l’arrière-plan) et Michael Johnston dans une scène du film “Obsession”. © Focus Features via AP

Un an après sa première présentation au Festival international du film de Toronto, l’équipe d’“Obsession” peine encore à réaliser. Tourné avec un budget modeste, ce film d’horreur s’est imposé comme l’une des productions les plus rentables de l’histoire du cinéma. Son réalisateur de 26 ans, Curry Barker, et son actrice principale, Inde Navarrette, fraîchement recrutée chez Marvel, reviennent sur les coulisses d’un phénomène qui a complètement chamboulé leurs vies.

SW

Source: avec AFP

14 septembre 2026, 13:22

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Curry Barker était certain qu’“Obsession” serait un bon film, mais il n’avait jamais imaginé qu’il deviendrait un phénomène au box-office, au point de le propulser sous les projecteurs d’Hollywood.

Un an après sa première au Festival international du film de Toronto, le réalisateur américain de 26 ans et son actrice principale, Inde Navarrette, tentent encore de mesurer le succès de ce film d’horreur qui, avec plus de 500 millions de dollars de recettes mondiales pour un budget de 750.000 dollars, est devenu l’une des productions les plus rentables de l’histoire: “C’est comme le premier anniversaire du jour où nos vies ont basculé”, déclare Curry Barker à l’AFP en marge du festival canadien.

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Le réalisateur Curry Barker. © AFP

Le cinéaste juge que le succès d’“Obsession” s’explique en partie par le fait que sa génération se reconnaît dans ses dialogues, mais aussi par la recherche d’expériences collectives.

Son film reprend la trame d’un “teen movie” américain, avec un jeune homme (Michael Johnston) amoureux d’une collègue (Inde Navarrette) et qui n’ose pas lui avouer ses sentiments. Sans y croire, il utilise un soir un objet ésotérique, forme le voeu que son amie l’aime “plus que tout au monde” et va se trouver confronté à une passion soudaine, dévorante et ultra-violente.

“Fais attention à ce que tu souhaites...”, sourit le réalisateur, qui voit dans cette métaphore un parallèle avec son ascension fulgurante vers la célébrité dans une industrie aussi concurrentielle que le cinéma.

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Un succès parfois effrayant

“On ne s’imaginait pas que ce film allait connaître un tel succès”, confie le réalisateur, pour qui cette réussite est “globalement très, très positive”.

“Évidemment, ça fait aussi peur. Ça peut devenir effrayant, et il y a la pression de savoir ce que vous allez faire ensuite”, ajoute-t-il toutefois.

Cette attente, le cinéaste, qui a fait ses premiers pas sur YouTube, dit la ressentir sur internet et “à travers le nombre d’opportunités qui se présentent”. Pour s’en préserver, Curry Barker tente de se replier dans sa “bulle”. “Comme ça, je n’ai pas l’impression de créer quelque chose pour le monde entier. C’est comme pour ‘Obsession’: je fais simplement quelque chose que je trouve cool. Et je dois garder ça”, explique-t-il.

Inde Navarrette devenue un “mème” sur Internet

Inde Navarrette, qui a récemment rejoint l’univers cinématographique Marvel pour prendre le rôle de Malicia dans le prochain X-Men, souligne également auprès de l’AFP l’importance de vivre “au jour le jour” et de rester authentique.

“C’est très similaire à d’autres métiers (...) Quand on réussit dans son domaine, il y aura évidemment des aspects négatifs”, relève l’actrice de 25 ans.

Certaines de ses scènes dans le film sont devenues virales sur les réseaux sociaux au point de se transformer en mèmes, ce qui l’a surprise, sans pour autant la déranger: “J’adore être un mème, je trouve ça génial (...) C’est vraiment amusant.”

Hollywood, qui tente depuis des années de faire revenir le public dans les salles de cinéma, notamment les plus jeunes, a pris très au sérieux le succès d’“Obsession”, devenu un phénomène au box-office à l’instar de “Backrooms”, du réalisateur de 21 ans Kane Parsons.

“La barrière à l’entrée est ouverte. Je pense que c’est la leçon à retenir”, estime Curry Barker.

Pour Inde Navarette, “Obsession” a créé un “précédent” en montrant qu’il était possible de faire des films qui parlent aux jeunes. “Les gens de notre génération adorent le cinéma”, souligne-t-elle. “Ils veulent simplement qu’il leur soit proposé dans un langage qu’ils peuvent comprendre.”

Inde Navarrette. © AFP

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