Emil Siegers en route pour Lotto: "Je n'aurais pas voulu aller dans une autre équipe"
Emil, une cinquième victoire cette saison. Et dans la foulée d'Herbeumont, dans l'antre même du Chevigny. Tout un symbole ?
C'est vrai. D'ici la fin de saison, je n'aurai plus souvent l'occasion de défendre les couleurs du club. Je peux dire que j'y ai passé de belles années. À mes yeux, c'est le top en matière de développement pour un jeune. Tout le monde est le bienvenu. Personne ne vous met de pression. Chacun peut saisir sa chance. Pour mes deux années en juniors, je n'aurais pas voulu aller dans une autre équipe.
D'ici quelques semaines, vous allez à la fois entreprendre des études universitaires à Aix-la-Chapelle et intégrer les rangs de l'équipe espoirs de Lotto-Intermarché. Un sacré challenge ?
Disons que ce sera certainement différent de ce que j'ai connu, mais ça ne me fait pas peur. Pour ce qui concerne mes études, je ne vais pas tout faire d'un coup. Par contre, je veux entreprendre celles-ci parce que je sais qu'à côté du vélo, il me reste pas mal de temps libre à occuper.
Avez-vous déjà une idée de votre programme pour 2027 ? Vous aurez l'occasion de rouler avec les pros ?
Non. C'est encore trop tôt, mais pour suivre tout ce qui se passe cette année, je devine ce qui m'attend dans ma nouvelle formation. J'espère, évidemment, avoir, de temps à autre, la possibilité de côtoyer les éléments de l'équipe WorldTour. Dans un coin de ma tête figure d'ailleurs l'espoir de participer à la Famenne Ardenne Classic. Mais il faudra voir le programme car Arnaud De Lie ne sera plus là.
Il vous reste encore près de deux mois en juniors. Quel bilan tirez-vous de cette seconde année ?
Dans l'ensemble, ce fut très positif. Juste deux regrets. À la Course de la Paix et au Valromey sur le plan des résultats. Je n'étais pas dans ma meilleure forme, mais j'ai tout de même bien travaillé pour l'équipe. Par contre, je suis très heureux d'avoir signé cinq succès. Sans compter que le calendrier propose encore quelques rendez-vous importants.
À commencer par les trois journées sur Aubel – Thimister – Stavelot en cette fin de semaine…
Oui. J'y participe au sein de la sélection du Team Wallonie. Ce sera du costaud. Je pense que les deux premières étapes en ligne peuvent se clôturer par un sprint, mais la dernière, dimanche, à Stavelot s'annonce vraiment compliquée (NDLR avec 10 GPM dont la Haute Levée et Stockeu).
Au vu de vos résultats, peut-on aujourd'hui affirmer que vous serez, avant tout, un coureur de classiques ?
(Rire). Ne me demandez pas de rivaliser avec les purs grimpeurs ! Ni de défier un Arnaud De Lie au sprint ! Par contre, plus une course est usante, plus je me sens à l'aise. Je me définis comme un baroudeur. Mais je dispose suffisamment d'explosivité pour franchir les côtes pas trop longues et, en petit comité, j'ai quand même mon mot à dire dans la dernière ligne droite.
Que peut-on vous souhaiter pour vos dernières semaines au Chevigny ?
J'espère avoir encore l'une ou l'autre occasion de faire honneur au maillot. Sur un plan personnel et pour la notoriété du club, ce serait chouette de figurer dans la sélection nationale aux championnats mondiaux de Montréal et/ou aux européens en Slovénie.
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