Enfant de 8 ans enfermé à Nîmes : le garçon actuellement en foyer, enquête ouverte contre sa mère et son beau-père… la procureure fait le point
La procureure de la République de Nîmes prend la parole, ce dimanche soir, dans l’affaire de ce petit garçon de 8 ans maintenu dans une pièce surchauffée et nourri par ses voisins depuis plusieurs semaines.
Depuis vendredi, Midi Libre relate la situation du petit Léo (prénom d’emprunt), 8 ans, nourri en cachette par son voisinage direct, à Nîmes, alors qu’il vivait, selon ses mêmes voisins, reclus, dans une pièce surchauffée, sans eau ni nourriture, et ce sur décision de sa mère et de son beau-père. Un beau-père dont il était, selon de nombreux témoignages concordants recueillis, le véritable bouc émissaire.
Tandis que cet enfant a finalement été retiré du domicile de sa mère par les forces de l’ordre, le 14 août 2026 à 21 h 50, la procureur de la République de Nîmes, prend la parole ce dimanche soir.
Le placement de l’enfant demandé par la mère
Dans un communiqué, Cécile Gensac fait savoir qu’une enquête pénale est désormais ouverte dans ce dossier pour : " soustraction, sans motif légitime, à ses obligations légales au point de compromettre la santé, la sécurité, la moralité ou l’éducation de son enfant mineur". La procureure indique que cette enquête "permettra de confronter des éléments pour l’instant en partie non fiabilisés".
Dans ce même communiqué, la magistrate indique, comme déjà rapporté par Midi Libre, que le petit garçon fait l’objet d’une ordonnance de placement en date du 11 août 2026. Elle précise toutefois que ce placement a été demandé "par la mère, en proie à des difficultés croissantes face aux troubles de la personnalité de l’enfant, et par incidence à la mésentente au sein du foyer".
Elle ajoute que :"ce mineur fait l’objet d’un suivi en assistance éducative par un juge des enfants depuis 2023, dans un contexte de troubles de la personnalité, de séparation et de positionnement éducatif conflictuel entre les deux parents".
Recherche active d’un lieu de placement adapté
Si depuis cette ordonnance "un lieu de placement adapté était activement recherché pour l’enfant", selon la magistrate, Cécile Gensac souligne que cette "recherche de famille d’accueil permettait d’espérer pouvoir y placer directement le mineur dans le courant de la semaine à venir, après la période estivale forte de la première quinzaine d’août". Elle précise qu'à ce jour, "le mineur a donc été placé en foyer et reste dans l'attente d'une famille d'accueil plus propice à son équilibre personnel au regard de sa personnalité".
La procureure de la République de Nîmes précise enfin que le deuxième enfant du couple, âgé de 18 mois, ne fait, lui, l’objet d’aucun placement, les policiers intervenus au domicile de la famille, le soir du 14 août, ayant pu constater que celui-ci : "semblait bien traité par ses deux parents".