Dans la presse - "Et vive l'Espagne!"

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Dans la presse

A la Une de la presse, ce lundi 20 juillet, les réactions en Espagne, en Argentine et dans le monde, à la victoire de la Roja en finale du Mondial aux Etats-Unis, où elle a battu l’Albiceleste 1 à 0 en prolongation.

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A la Une de la presse, la victoire de l’Espagne, qui a battu l’Argentine en prolongation, 1 à 0 en finale du Mondial.

Et viva Espana! Campeones!!! Un mot, un seul, et six points d’exclamation, ce matin, à la Une de Sport, qui remercie le «Tiburon», le «Requin» Ferran Torres sa «morsure magique» qui offre à l’Espagne, sa deuxième étoile. «Bicampeones»: 16 ans après son premier titre mondial, la Roja et Mundo Deportivo, exultent, avec une pensée spéciale pour le sélectionneur Luis de La Fuente, qui «a su fédérer un groupe motivé et solidaire». «Le monde est à nous»: le madrilène As relève le fait «inédit» que les sélections masculine et féminine espagnoles sont actuellement toutes deux championnes du monde. Les «superestrellas», les «super étoiles» à la Une de Marca, qui évoque la «leçon» infligée à l’Albiceleste, accusée d’avoir «oublié comment jouer et préféré la boue». «Une victoire pour l’Espagne, une victoire pour le monde»: selon El Pais, ce succès est «le reflet d’un pays ouvert, pluraliste et sûr de lui, d’une nation composée d'accents, d'origines et de milieux divers. Un instantané précieux, à une époque où prolifèrent les discours qui réduisent l'identité à l'exclusion ou idéalisent un passé fantasmé».

Don’t cry for me Argentina. Malgré la tristesse, Clarin reconnaît que l’Espagne a «dominé la rencontre». La Nacion dit «gracias  à Lionel Messi, qu’elle tente de consoler: «Merci Leo, tu nous as déjà rendus tellement heureux». Dernier tango pour le capitaine argentin? On ne le sait pas encore, mais le sélectionneur Lionel Scaloni a déjà fait savoir à Olé qu’il sera là «jusqu’en décembre», mais qu’il arrêtera «probablement» après. L’Albiceleste, dont la prestation d’hier soir est largement critiquée par la presse internationale. The Guardian regrette que «le conte de fées de Lionel Messi s’achève sur une Argentine pitoyable, méchante finale», ultime, de ce Mondial.

Le Mondial 2026 a aussi ses gagnants et ses perdants politiques. «Il s'avère que la vengeance est un plat qui se mange de préférence par un chaud dimanche après-midi»: le site américain Politico rappelle que Donald Trump n’a cessé de critiquer l'Espagne, notamment pour son refus d'autoriser les forces américaines à utiliser ses bases pour leurs missions en Iran, la qualifiant de pays «sans espoir» et les Espagnols de «mauvaises personnes». La Repubblica, le journal italien, ironise de son côté sur la «superstition» du président argentin, qui a regardé le match depuis son canapé, rituel supposé favoriser les victoires de l’Albiceleste – loupé. «Pour Javier Milei, c'est aussi une défaite symbolique. Il savait qu'une victoire lui aurait apporté un capital politique considérable en alimentant le récit de la renaissance nationale, de la résurgence de l'Argentine, d'une fierté retrouvée».

Fin de partie, l’heure est à présent au bilan de ce Mondial 2026. Cette 23eme édition de la Coupe du monde «a explosé tous les records et suscité beaucoup de polémiques», mais le journal suisse Le Temps juge «difficile de savoir, pour le moment, ce qu’il restera de ce gigantesque spectacle». Ce qu’on sait déjà, c’est qu’avec 13 milliards de dollars de revenus, ce Mondial est déjà le plus lucratif de l’histoire de la Fifa, «véritable gagnante» de cette Coupe du monde, avec son «méphistophélique» président, Gianni Infantino. Mais pour le journal belge Le Soir, si «le monde entier a regardé la finale», cela «ne signifie plus que la Coupe du monde lui appartient» encore. Symbole de la transformation de la compétition, le spectacle de la mi-temps, un «half time show lisse, surréaliste et totalement inutile», d’après The New York Times, qui résume l’affaire: «C'est du foot, mais pas comme on le connaît. C'est du sport américain, exactement comme on le connaît».

Fidèle à lui-même ou non, ce Mondial, comme tous les autres a offert à des milliards de personnes une parenthèse bienvenue, notamment dans un Moyen-Orient décrit par The Washington Post comme «épuisé par la guerre» - y compris dans Gaza ravagée, où les attaques israéliennes ont détruit des quartiers entiers et tué plus de 73000 Palestiniens. Ses habitants ont eux aussi suivi la compétition entre deux coupures de courant, tout comme les Palestiniens de Cisjordanie où Fadi Hamdallah Al-Nassan, un jeune joueur de 17 ans du club d’Al-Mughayyir, est mort de ses blessures, samedi, la veille de la finale Espagne/Argentine. D’après sa famille et des responsables palestiniens, il avait été blessé plusieurs jours auparavant, lors d’une attaque de colons israéliens en Cisjordanie occupée.

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