Donald Trump : l'avion qatari retardé pour vérifications de sécurité
Publié9. septembre 2026, 22:02
États-Unis«Êtes-vous certain que cet avion est sûr?»
L'avion offert par le Qatar à Donald Trump a décollé avec du retard, mardi, en raison de vérifications de sécurité.

Le Boeing offert par le Qatar à Donald Trump pour que ce dernier en fasse son avion présidentiel a connu un retard au décollage mardi, le temps de vérifier le toboggan gonflable utilisé en cas d’évacuation. «Ils sont en train de vérifier le toboggan et je pense qu’il y en a pour quinze minutes», a dit le président américain pendant un bref échange sur le tarmac avec un groupe de journalistes qui l’accompagnent dans un déplacement à Dallas (Texas).
Le niveau de sécurité de cet avion fait l’objet de questionnements récurrents, qui ont culminé lors d’un rocambolesque incident récent en Turquie. «Êtes-vous certain que cet avion est sûr?» lui a demandé un journaliste de l’AFP. «Oui, sinon je ne le prendrais pas», a rétorqué le milliardaire de 80 ans.
L'ancien avion sorti
À son arrivée à la base aérienne Andrews, proche de Washington, le président américain est resté pendant un temps inhabituellement long à bord de son hélicoptère, avant d’embarquer finalement dans «Air Force One», le nom donné à l’appareil transportant le chef d'État.
Cela a laissé le temps aux journalistes d’observer un toboggan gonflable déployé de l’autre côté de l’avion et de remarquer que l’ancien avion présidentiel avait été également mis en place sur le tarmac, passerelles sorties. L’avion qatari s’était trouvé sous le feu des projecteurs en juillet, quand Donald Trump avait décidé à la dernière minute de ne pas le prendre pour quitter le sommet de l’Otan en Turquie.
Questions éthiques
Le président américain avait fait mine d’embarquer sur l’ancien Boeing, mais avait ensuite secrètement changé d’avion dans un camion de ravitaillement, pour cause de menaces sur sa sécurité. Donald Trump a annoncé récemment que des travaux pour renforcer la sécurité du nouvel avion débuteraient en octobre et dureraient plus longtemps que prévu.
La famille royale qatarie a fait don de ce jet luxueux l’année dernière, après que le dirigeant républicain s’est plaint de l’état des deux anciens exemplaires d’Air Force One, en service depuis 1990. Ce cadeau, évalué à plusieurs centaines de millions de dollars, a soulevé des questions éthiques et constitutionnelles majeures concernant les cadeaux qu’un président peut recevoir de l’étranger.
(les/jw)

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