Éthiopie: la communauté internationale appelle à relancer le dialogue dans le Tigré
La communauté internationale appelle les parties au conflit dans le Tigré, dans le nord de l’Éthiopie, à reprendre les discussions. L’Union européenne, ses États membres, le Canada et le Royaume-Uni ont fait part, mercredi 26 août 2026, de leur « grande préoccupation » face à la reprise des combats entre les troupes du Front de libération du peuple tigréen (TPLF) et l’armée fédérale éthiopienne au début du mois. Malgré de nouvelles tentatives de médiation, les initiatives de paix semblent pour l’heure au point mort.
Publié le : 28/08/2026 - 00:14
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Avec notre correspondante à Nairobi, Gaëlle Laleix
Dans leur communiqué conjoint, l’Union européenne et les cosignataires ne comprennent pas l'entêtement des parties au conflit. « Une nouvelle confrontation militaire dans le Tigré, région déjà sévèrement affectée par la sécheresse et d’énormes besoins humanitaires, serait dévastatrice pour le peuple du nord de l’Éthiopie », préviennent-ils.
Une inquiétude partagée par l’ambassade des États-Unis en Éthiopie qui, la veille, appelait également les responsables à privilégier la paix. « Permettre aux populations de regagner leur foyer et de retrouver une vie productive, en toute sécurité et dans la dignité, devrait être l’objectif de tous les dirigeants », écrivait-elle sur X.
Lundi 24 août, l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, envoyé spécial de l'Union africaine (UA) pour la Corne de l'Afrique, s’est rendu à Mekele, capitale du Tigré. L'ancien président du Nigeria était un des principaux médiateurs des accords de Pretoria signés en 2022 qui avaient mis fin à la guerre entre les forces du Tigré et le gouvernement fédéral d'Abiy Ahmed.
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La précédente guerre du Tigré, entre 2020 et 2022, a fait jusqu’à 600 000 morts selon certaines estimations et provoqué le déplacement de quelque deux millions de personnes. Selon les Nations unies, environ un million de déplacés ne sont toujours pas rentrés chez eux.
Les restrictions économiques imposées par Addis-Abeba privent notamment les Tigréens d’essence, de médicaments et d’autres produits de première nécessité. L’Éthiopie est par ailleurs frappée par une forte sécheresse, qui touche particulièrement les populations du nord du pays. Selon la Croix-Rouge, 13 millions de personnes ont besoin d’une aide alimentaire d’urgence.
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