Exclusif. “C’est loin mais c’est beau” : Charline Vanhoenacker lance sa nouvelle émission sur France Inter à Besançon
L’impertinente et drôle Charline Vanhoenacker rebondit avec une émission à la fois hebdomadaire et quotidienne pour aller prendre la température d’une ville de France chaque semaine. Un peu de conversation et beaucoup de poilades si possible. Premier enregistrement le jeudi 20 août à Besançon.
Didier Fohr -
Aujourd’hui à 19:15
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Charline Vanhoenacker part sur les routes de France pour la nouvelle saison. “C’est loin mais c’est beau”, le titre de sa nouvelle émission sur France Inter, fait allusion à la phrase de Jacques Chirac, répétée dix fois en déplacement en Corrèze en 2002. La vidéo est culte et la référence donne bien le ton.
« On aura une chronique quotidienne sur une ville à 9 h 30 du lundi au jeudi en matinale et un rendez-vous chaque samedi à 17 h. Moi, je retrouve un peu ma casquette de journaliste. L’idée, c’est de parler de ce qui fait la ville avec ses habitants sous la forme d’une conversation, j’y tiens beaucoup. Qu’on s’écoute un peu, même si on n’est pas d’accord. Et puis qu’on se parle. Qu’on fasse un peu ville. Qu’on se marre aussi. Et puis je voudrais aussi que ça soit le local qui parle du national. »
Cahiers de doléances
La toute première aura lieu à Besançon, dans le Doubs. L’enregistrement est prévu ce jeudi 20 août à midi, en public, au Café Poste. Le grand témoin sera le chanteur Aldebert. L’idée devrait se poursuivre de ville en ville avec une « personnalité » locale et bien d’autres interlocuteurs.
« Je retrouve un peu ma casquette de journaliste. L’idée, c’est de parler de ce qui fait la ville avec ses habitants sous la forme d’une conversation, j’y tiens beaucoup », annonce Charline Vanhoenacker. Photo d’archives Alexandre Marchi
Charline Vanhoenacker ouvrira aussi les cahiers de doléances conservés aux Archives nationales. « Je suis allée consulter ceux de Besançon puis de Sète et des autres villes prévues. On les a ouverts après le Covid et on s’est un peu assis dessus , il faut bien le dire. J’y ai trouvé beaucoup de choses très émouvantes. Un espoir que les choses changent. »
Dans le bain des territoires
« Moi, j’y vais la fleur au micro. Je ne m’interdis rien. Il y aura cet échange mais je vais aussi me promener dans les villes. J’en tirerai les chroniques du matin. Le samedi, pour l’émission complète, ce sera plus une conversation. J’ai été reporter et je suis aussi une fille de province en Belgique, cette émission va me ramener à mes sources. Mais je dois aussi avoir une certaine déconnexion parisienne, ça m’intéresse qu’on m’entende aussi me casser le nez ! »
Besançon sera donc le laboratoire de cette nouvelle émission, de ce « retour à la conversation ». « On va éclairer la Citadelle de Besançon mais sans faire chier les chauves-souris », s’amuse-t-elle. Le tout avec la « patte Vanhoenacker », des vrais sujets traités avec un peu d’impertinence et sans jamais renoncer à une bonne vanne.
Année électorale
Charline Vanhoenacker a aussi voulu conserver l’esprit de son émission du samedi, “Bistroscopie”, en accueillant ses invités au café. L’émission du samedi sera elle aussi dans une ambiance bistro avec quelques invités, connus ou non. « Oui, c’est une année électorale, j’ai envie de la vivre avec les habitants des villes autres que Paris. On va regarder Paris de loin, y compris pour faire des blagues. On est face à la grande fabrique à mensonges, à polémiques et à fractures. Et on cherche tous l’antidote. Je pense que c’est dans la conversation qu’on peut trouver une réponse. »