F1 : nouveau coup dur pour Russell à Singapour, Toto Wolff ne cache pas son agaçement - Sport.fr
Abandon en Malaisie, moteur cassé, et maintenant une pénalité sur la grille. Pendant que Kimi Antonelli file vers le titre, George Russell voit le championnat lui glisser entre les doigts.
Il y a deux semaines, à Bakou, il croyait avoir retrouvé le fil. Le feuilleton a pris un tout autre tour. Selon l’AFP, George Russell s’élancera loin sur la grille du Grand Prix de Singapour dimanche, sanctionné pour un changement de moteur sur sa Mercedes. Un nouveau revers pour le Britannique, deuxième du championnat à 84 points de son coéquipier Kimi Antonelli.
« Particulièrement agaçant »
Dans le camp Mercedes, on ne fait pas semblant. Toto Wolff a dressé un constat sans fard dans un communiqué : « La Malaisie a évidemment été un week-end très difficile pour nous. George s’est ajouté une difficulté avec une pénalité pour l’unité de puissance, ce qui veut dire qu’il partira du fond de la grille à la suite de la panne du moteur en Malaisie. C’est particulièrement agaçant (…) mais cela fait malheureusement partie du sport. »
Le patron autrichien sait de quoi il parle. Dimanche dernier à Sepang, lors du GP de Bahreïn disputé en Malaisie, Russell a dû renoncer dans les derniers tours, trahi par son moteur, pendant qu’Antonelli décrochait la deuxième place derrière Max Verstappen (Red Bull). Deux trajectoires, un même garage. Cruel.
Une règle qui ne pardonne pas
Pourquoi une telle sanction ? La réglementation de la FIA encadre strictement le nombre d’éléments du groupe propulseur hybride (partie thermique comme électrique) qu’une équipe peut utiliser sur une saison. Au-delà du quota, le recul est d’au moins dix places sur la grille. Mercedes disposait encore d’un changement en réserve, mais la casse de Sepang l’a forcée à l’anticiper. Les dés sont jetés.
Maigre consolation : la course sprint de samedi n’est pas concernée, et Russell pourra y partir à sa place normale. Le Grand Prix, lui, se disputera de nuit dans les rues de Singapour, dimanche à 20 h locales (14 h à Paris).
Du statut de favori à celui de chasseur
Rarement une saison aura aussi vite changé de visage pour lui. Dès les essais hivernaux de février, le pilote de 28 ans faisait figure de prétendant sérieux à la couronne 2026. Mais le jeune Italien l’a devancé à la régulière, avec, il faut le reconnaître, un petit coup de pouce de la malchance.
Depuis, Russell oscille. Il a parfois admis que le titre lui échappait, avant d’évoquer une confiance retrouvée après son succès sur le tracé urbain de Bakou. En Malaisie, après son abandon, il avait opté pour l’autodérision, assurant qu’il valait mieux en rire.
Les chiffres, eux, n’ont rien de drôle : 236 points pour Russell, 320 pour Antonelli, alors qu’il reste en principe sept Grands Prix au calendrier. Mathématiquement, rien n’est fini. En pratique, ou plutôt sur la piste, Singapour ressemble déjà à une course contre la montre.