FC Nantes : le futur propriétaire peut avoir 100 M€ et rester bloqué dehors

FC Nantes : le futur propriétaire peut avoir 100 M€ et rester bloqué dehors

Le projet de rachat du FC Nantes approche les 100 M€. Mais depuis cet été, l'argent ne suffit plus pour prendre le contrôle d'un club professionnel.

Le FC Nantes n’a jamais semblé aussi proche d’un changement de propriétaire. Selon L’Équipe, un protocole d’accord de vente aurait été signé entre la famille Kita et Phenix Sports Invest, structure menée par Paulo Tavares. Le montant de l’opération pourrait avoisiner 100 millions d’euros hors bonus.

Sur le papier, les principales cases semblent donc cochées : un vendeur, un acheteur, un prix et un accord. Pourtant, le futur propriétaire ne peut pas encore considérer qu’il possède réellement les Canaris. Depuis la loi du 3 août 2026 sur le sport professionnel, la DNCG dispose de pouvoirs nettement renforcés pour examiner les changements de contrôle des clubs.

100 M€ ne suffisent plus à ouvrir la porte

Le changement est important. La DNCG doit désormais examiner non seulement la situation financière du club, mais aussi les résultats financiers du candidat sur les cinq dernières années, ses éventuelles participations dans d’autres sociétés sportives et les risques que le projet pourrait faire peser sur l’équilibre économique ou sportif du club.

À l’issue de son examen, elle peut approuver le projet, l’assortir de conditions ou de réserves, le suspendre le temps d’effectuer des vérifications supplémentaires, voire le rejeter si les risques identifiés ne peuvent pas être suffisamment corrigés. La loi prévoit un délai pouvant aller jusqu’à trois mois pour se prononcer.

Autrement dit, disposer des fonds nécessaires ne constitue plus à lui seul un passeport automatique vers la propriété d’un club.

Le rachat de Nantes entre dans sa phase la plus sensible

Dans le dossier nantais, L’Équipe précise justement que l’accord signé doit encore être soumis à la DNCG ainsi qu’à la consultation du comité d’entreprise du club. Le montant voisin de 100 M€ constitue donc une étape majeure, mais pas encore la dernière.

Le contraste est d’autant plus frappant que Waldemar Kita avait disposé ces dernières semaines de plusieurs propositions avant que le projet emmené par Tavares ne prenne de l’avance. La vente paraît désormais beaucoup plus concrète qu’auparavant, mais le contrôle réglementaire peut encore ralentir ou conditionner l’opération.

Après dix-neuf ans sous l’ère Kita, Nantes est donc peut-être à quelques semaines d’un changement historique. Mais le futur propriétaire peut avoir réuni près de 100 millions d’euros, convaincu le vendeur et signé un accord : il lui reste encore à franchir la porte que la DNCG garde désormais beaucoup plus étroitement.