Franche-Comté. Canicule : la région Bourgogne-Franche-Comté enregistre la plus forte surmortalité en août

Franche-Comté. Canicule : la région Bourgogne-Franche-Comté enregistre la plus forte surmortalité en août

Santé publique France a publié ce mercredi une première estimation de la surmortalité durant la période du 27 juillet au 20 août 2026. La région Bourgogne-Franche-Comté est la plus concernée avec 140 décès supplémentaires (+10,3 %) par rapport au nombre de décès attendus.

Eléonore Tournier -

Aujourd’hui à 13:18 | mis à jour aujourd’hui à 13:19

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Selon Météo France, l’été 2026 est le plus chaud depuis 1900.  Photo Lionel Vadam
Selon Météo France, l’été 2026 est le plus chaud depuis 1900.  Photo Lionel Vadam

Combien de morts liés à la canicule ? Si la part des décès directement imputables à la chaleur n’est pas encore connue, une estimation de Santé publique France publiée ce mercredi 17 septembre révèle un excès de mortalité, toutes causes confondues, par rapport au nombre de décès « attendus » entre le 27 juillet le 20 août.

Durant cette période, 79 départements, soit 89 % de la population hexagonale, a été concerné par la vague de chaleur. Dans ces départements, 817 décès y ont été constatés en excès, soit +5,2 % par rapport à la mortalité attendue. « Près de la moitié ont été observés sur les journées du 14 au 16 août, après les journées les plus chaudes de cet épisode », relève l’étude.

Les plus de 75 ans en première ligne

Fait marquant : la région la plus concernée par un excès de mortalité à cette période est la région Bourgogne-Franche-Comté : 1 494 personnes sont décédées alors que 1 354 décès étaient attendus, soit 140 décès en excès (+10,3 %). Selon Santé publique France, cette surmortalité concerne « quasi exclusivement les personnes âgées de 75 ans ». La moitié des décès dans les 79 départements concernés (50,7 %) sont survenus en établissement hospitalier, 24,5 % à domicile et 20,3 % en Ehpad/maison de retraite.

8 000 morts en plus depuis fin mai

Ces données sont provisoires, prévient Santé publique France. « L’estimation finale de l’excès de mortalité toutes causes confondues, consolidée sur l’ensemble de l’été et détaillée par vague de chaleur, sera présentée dans le bilan estival produit après la période de surveillance ». Selon les différentes données disponibles, les épisodes de canicule auraient provoqué une surmortalité de 8 000 décès dans l’Hexagone depuis la fin du mois de mai. En 2003, 15 000 personnes étaient décédées entre le 1er et le 20 août 2003 des suites de la canicule.

Selon Météo France, l’été 2026 est le plus chaud depuis 1900 avec une anomalie de + 3,6 °C, devant les étés 2003 (+ 2,7 °C) et 2022 (+ 2,3 °C). « Ces impacts soulignent l’importance de mettre en place des mesures de gestion et de prévention pour diminuer l’impact de la chaleur sur les populations, sans attendre d’observer des impacts sanitaires », relève Santé publique France.