Gemini passe à la vitesse supérieure et veut devenir votre collègue numérique

Gemini passe à la vitesse supérieure et veut devenir votre collègue numérique

Tech

Google lance un agent Gemini unifié pour les entreprises. Il répond, planifie, exécute et se branche aux outils métier.

Gemini
Image d'illustration. Gemini — ADN

En bref

  • Google transforme Gemini en agent IA capable de planifier et d’exécuter des tâches complexes de manière autonome, au-delà du simple dialogue.
  • D’abord destiné aux entreprises, cet agent se connecte à de nombreux outils professionnels comme Slack, Microsoft 365 et Google Workspace.
  • Google mise sur plusieurs modèles d’IA, un suivi des tâches et des contrôles de dépenses pour faciliter son adoption en entreprise.

Le vrai move de Google, il est là. Gemini ne veut plus juste répondre à vos questions, il veut bosser à votre place sur certaines tâches, avec un agent unifié pensé d’abord pour les entreprises.

Gemini passe du blabla à l’exécution

Jusqu’ici, beaucoup d’IA donnaient surtout l’impression d’être des interfaces de chat très musclées. Là, Google pousse clairement plus loin. Son nouvel agent peut recevoir des objectifs, pas seulement des consignes détaillées, puis organiser le travail, mobiliser des outils, utiliser des compétences dédiées et aller au bout d’une mission.

C’est le basculement que tout le secteur cherche en ce moment, entre l’assistant qui parle bien et celui qui réserve, code, planifie ou coordonne vraiment. Et sur le papier, Gemini a les épaules pour suivre.

Pourquoi Google commence par les entreprises ?

Ce n’est pas un hasard si le lancement démarre côté pro. Sundar Pichai a rappelé que Gemini compte aujourd’hui plus d’un milliard d’utilisateurs actifs par mois, et que près de 90% des entreprises du Fortune 100 utilisent déjà Gemini Enterprise au travail.

Du coup, Google préfère roder son agent là où les besoins sont concrets, mais aussi là où les problèmes sont plus durs. Sundar Pichai l’a dit en substance, cela doit permettre de régler d’abord les sujets de sécurité, d’échelle et de performances. Franchement, vu le niveau de sensibilité des données en entreprise, c’est le passage obligé.

Un collègue numérique branché sur tout l’écosystème

Le point le plus intéressant, c’est l’intégration. L’agent peut recevoir des fichiers, des dossiers ou des projets liés à un workflow précis, puis se connecter aux systèmes internes. Google Workspace, Slack, Microsoft 365, Jira, Confluence, Git, BigQuery, Snowflake, Databricks ou encore Postgres font partie des services compatibles cités par Google.

Et ce n’est pas tout. L’agent peut aussi fonctionner avec n’importe quel serveur MCP, à l’intérieur ou à l’extérieur du réseau de l’entreprise. Il dispose même de son propre compte Workspace, avec adresse mail et contexte dédié, comme un collègue de plus. Il sait qui bosse dans quelle équipe, qui valide quoi, les fuseaux horaires, les agendas. Résultat, on peut le taguer, lui écrire, partager des éléments avec lui ou l’ajouter à une conversation de groupe.

Pilotage, modèles et facture sous contrôle

Thomas Kurian explique que l’agent choisit par défaut le meilleur modèle pour accomplir la tâche, mais l’utilisateur peut reprendre la main. Dès le départ, cela inclut les modèles Claude d’Anthropic. Plus tard, Google promet d’ajouter d’autres modèles privés et des modèles open source.

Pour suivre ce que fait l’IA, les utilisateurs passent par une boîte de tâches qui affiche sa progression, son raisonnement, le chargement de compétences spécifiques et la délégation éventuelle à des sous-agents. L’entreprise promet aussi des options pour mieux tenir les coûts, avec orchestration multi-modèle, routage intelligent et plafonds de dépense en temps réel. L’agent sera accessible sur iOS, Android, Windows, Mac, en ligne de commande, dans ServiceNow, Slack, Microsoft 365 et Google Workspace. Pas mal de promesses, mais cette fois, au moins, Google vend autre chose qu’un chatbot relooké.

Jordan Servan

Spécialiste Tech

Rédacteur sur Begeek.fr depuis 2014, passionné par les jeux vidéo, les séries TV et le cinéma.

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