GP de Hongrie : la colère de Vasseur après le Hungaroring, le Français fait un constat sans appel
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Ferrari est passée de favorite à grande déception en l'espace d'un week-end. Après avoir dominé les essais libres du Grand Prix de Hongrie, la Scuderia espérait décrocher une victoire, ou au minimum un podium, sur le Hungaroring. Mais dimanche, Charles Leclerc et Lewis Hamilton ont dû se contenter des quatrième et cinquième places, au terme d'une course marquée par les erreurs et les occasions manquées.
Pour Frédéric Vasseur, le constat est sans appel. Le directeur de la Scuderia estime que son équipe s'est elle-même compliquée la tâche en multipliant les fautes tout au long des 70 tours. « Ce n'est pas un bon résultat du tout, surtout après le vendredi qu'on a fait. On ne peut pas se satisfaire de ça. On a fait trop d'erreurs aujourd'hui, à commencer par les deux départs. Après, on perd une position en piste face à Verstappen, on a les erreurs aux arrêts aux stands. On a le pit limiteur relâché trop tôt sur la pénalité de Hamilton... Au final, ça ne va pas », explique le Français.
Le week-end avait pourtant parfaitement commencé pour Ferrari, qui semblait disposer de la monoplace la plus rapide en rythme de course. Mais la dynamique a changé dès les qualifications, lorsque Lando Norris s'est emparé de la pole position, tandis que Lewis Hamilton écopait d'une pénalité de trois places sur la grille.
Une stratégie agressive qui n'a pas porté ses fruits
Au départ, Ferrari avait misé sur une stratégie offensive en chaussant les pneus tendres sur ses deux voitures afin de gagner des positions dès les premiers virages. Le pari s'est rapidement retourné contre l'équipe italienne. Hamilton n'a gagné qu'une seule place, tandis que Leclerc est passé de la deuxième à la cinquième position. Dès lors, les deux Ferrari se sont retrouvées à courir après le résultat sans jamais réussir à retrouver le rythme affiché en début de week-end.
La Scuderia a également vu ses chances s'envoler lors de la voiture de sécurité virtuelle déclenchée en fin de course. Alors que Verstappen et Antonelli choisissaient de rester en piste, Ferrari rappelait Hamilton et Leclerc aux stands pour un dernier arrêt. Une décision qui leur a fait perdre des positions qu'ils ne récupéreront jamais.
Ferrari a perdu le fil avec les pneus
Au-delà des erreurs opérationnelles, Frédéric Vasseur reconnaît que Ferrari a eu beaucoup de mal à comprendre le comportement des pneumatiques sur le Hungaroring. « On a eu du mal à lire les pneus. C'était vrai pour nous, peut-être aussi pour les autres. On avait l'impression que les tendres étaient plus endurants que les durs. Max a fait presque 40 tours avec les softs. Il y a plein de choses à analyser, à comprendre, mais ce n'est pas un bon dimanche. Je pense qu'on avait le potentiel pour faire beaucoup mieux », ajoute-t-il.
Le Français a également défendu la décision de faire rentrer ses pilotes sous régime de voiture de sécurité virtuelle, estimant qu'il était difficile de poursuivre avec des pneus déjà très usés. « On avait des vieux pneus durs à ce moment-là. Ça aurait été difficile de repartir avec ces pneus. Je ne sais pas si rester en piste aurait été meilleur, mais je pense que le choix se justifiait à ce moment-là », indique le patron de la Scuderia.
Une première partie de saison en demi-teinte
Ce Grand Prix de Hongrie était le dernier avant la trêve estivale. Ferrari rejoint donc les vacances avec 72 points de retard sur Mercedes au championnat constructeurs, un écart conséquent alors que l'équipe nourrissait de grandes ambitions en début de saison.
Interrogé sur le bilan de cette première moitié de championnat, Frédéric Vasseur a livré une réponse pleine de lucidité et d'ironie. « Je ne sais pas… C'est comme à l'école : moyen, mais pourrait mieux faire », conclut-il.
Une formule qui résume parfaitement le sentiment qui règne actuellement chez Ferrari. Rapide sur certains circuits et capable de rivaliser avec les meilleures équipes, la Scuderia continue néanmoins de payer des erreurs d'exécution, des choix stratégiques discutables et un manque de constance qui l'empêchent de transformer son potentiel en victoires. La pause estivale tombe donc à point nommé pour tenter de corriger ces faiblesses avant la reprise du championnat.
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Pour résumer
Annoncée comme la grande favorite après un vendredi très prometteur, Ferrari a quitté le Grand Prix de Hongrie sans le moindre podium. Charles Leclerc et Lewis Hamilton ont terminé respectivement quatrième et cinquième, loin des ambitions de la Scuderia. Après la course, Frédéric Vasseur a reconnu un dimanche largement manqué, pointant du doigt une accumulation d'erreurs, des départs ratés à la stratégie, en passant par les arrêts aux stands et la pénalité infligée à Hamilton.
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