Guerre au Moyen-Orient : face au risque d’escalade avec l’Iran, les États-Unis déploient des dizaines d’avions ravitailleurs en Israël
L’escalade militaire entre les États-Unis, Israël et l’Iran franchit un nouveau cap. Trente-trois avions ravitailleurs américains sont déjà basés à Tel-Aviv, tandis que Téhéran étend ses frappes jusqu’à l’est de la Syrie.
La tension monte d’un cran au Moyen-Orient. Selon les informations du média américain Axios, les États-Unis auraient déployé des dizaines d’avions ravitailleurs en Israël, en prévision d’une possible intensification de leurs opérations militaires contre l’Iran.
D’après trois responsables américains et israéliens cités par nos confrères, Donald Trump envisagerait dans les prochains jours une offensive aérienne d’ampleur, bien supérieure aux frappes menées ces six derniers jours autour du détroit stratégique d’Ormuz. Washington étudierait notamment des frappes ciblées contre des infrastructures jugées critiques par Téhéran, telles que des centrales électriques et des installations liées au programme nucléaire.
Pour soutenir cette montée en puissance, 33 avions ravitailleurs américains ont déjà été stationnés à l’aéroport international Ben Gourion, principal hub aérien d’Israël. Une présence qui perturbe partiellement le trafic civil en réduisant les capacités d’accueil des vols commerciaux. Des responsables israéliens indiquent par ailleurs que plusieurs dizaines d’appareils supplémentaires pourraient être déployées dans les jours à venir, afin de retrouver un niveau de projection comparable à celui observé au début du conflit.
Des frappes iraniennes en Syrie
Sur le terrain, les tensions montent. Depuis la rupture du protocole d’accord de paix il y a six jours, les frappes se multiplient dans l’ensemble de la région. Vendredi, l’Iran a bombardé pour la première fois l’est de la Syrie depuis le déclenchement de la guerre au début de l’année, marquant une extension significative du théâtre des opérations.
Cette offensive met à l’épreuve la position délicate de Damas, qui tente jusqu’ici de préserver sa neutralité. Depuis le lancement des opérations israélo-américaines contre l’Iran le 28 février, le pouvoir syrien s’efforce de rester à l’écart du conflit. Le président Ahmed Al Charaa avait d’ailleurs affirmé en mars que son pays n’interviendrait pas, sauf en cas d’attaque directe : "À moins que la Syrie ne soit prise pour cible par quelque partie, elle restera en dehors de tout conflit", avait-il déclaré lors d’une intervention au think tank Chatham House, à Londres.