Guerre en Iran : Téhéran évoque un accord avec Oman sur le tracé de la voie de navigation dans le détroit d'Ormuz
Téhéran et Mascate finalisent une entente redéfinissant les routes maritimes du détroit d'Ormuz. Ce compromis octroierait à l'Iran un contrôle de l'entrée des navires, mais des questions sécuritaires et diplomatiques majeures restent à régler avant une éventuelle annonce conjointe.
Ce mercredi 5 août 2026, l’Iran et le sultanat d’Oman ont franchi une étape diplomatique majeure au Moyen-Orient en trouvant un compromis sur le tracé d’une nouvelle voie de navigation dans le détroit d’Ormuz, dans le but de redonner un cadre au commerce mondial des hydrocarbures, indique l’agence de presse Reuters.
Un compromis sous haute tension
Les négociations diplomatiques entre la République islamique et le sultanat d’Oman ont abouti à un consensus sur les paramètres géographiques d’un nouveau corridor maritime. Les deux pays limitrophes du détroit d’Ormuz finalisent actuellement la rédaction d’un communiqué conjoint concernant ce tracé. Ce document ne sera toutefois publié que si aucune tierce puissance n’interfère dans le processus. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a qualifié ces pourparlers de "professionnels" et "en progrès".
Cette entente accorderait à Téhéran la supervision totale des entrées maritimes dans le golfe Persique. Il s’agit d’une concession significative obtenue par la République islamique. Ce développement intervient alors que le détroit, point de passage crucial pour l’approvisionnement pétrolier, a été de fait quasi complètement bloqué par les forces iraniennes à la suite des frappes militaires menées par les États-Unis et Israël fin février.
À lire aussi : Guerre en Iran : Le Qatar fait état de progrès en vue de pourparlers entre Washington et Téhéran
Des limites sécuritaires et diplomatiques persistantes
Malgré ces avancées notables, la signature d’un traité définitif et pleinement opérationnel n’est pas encore acquise. Des sources iraniennes et des responsables régionaux ont douché l’optimisme récemment affiché par l’ancien président américain Donald Trump, lequel affirmait qu’un règlement était imminent. Ces experts précisent que de nombreux détails capitaux demeurent en suspens avant de pouvoir garantir un fonctionnement fluide du trafic maritime.
Par ailleurs, Esmaeil Baghaei a averti que ce seul accord de tracé ne suffirait pas à garantir la sécurité totale pour la navigation commerciale. La résolution complète de la crise nécessitera des garanties beaucoup plus larges. Cette réorganisation du trafic est suivie avec la plus grande attention en Europe, car toute instabilité prolongée impacte directement les prix à la pompe pour les entreprises de transport et les automobilistes d’Occitanie, de l’Aude jusqu’à la Catalogne.