La trêve en Ukraine selon Trump et Poutine soupçonné de faiblesse
H.M. avec AFP
Publié le 14/09/2026 à 19h29 • Mis à jour le 14/09/2026 à 19h29
L'essentiel
- La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le 24 février 2022. Tous les soirs, « 20 Minutes » vous propose son récap du conflit russo-ukrainien.
- Une déclaration marquante, un chiffre clef… Voici les informations essentielles pour mieux comprendre cette guerre.
- Ce lundi 14 septembre 2026, au 1.664e jour du conflit, la frappe russe sur un train, tout près de la frontière polonaise, a été abondamment commentée par les chancelleries occidentales tandis que Trump a annoncé que les deux belligérants acceptaient une trêve des frappes sur les équipements énergétiques.
Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce lundi 14 septembre 2026, au 1.664e jour du conflit.
Le fait du jour
Il est VRAIMENT de retour dans le dossier. Donald Trump a affirmé ce lundi que l’Ukraine et la Russie se sont engagées à ne plus frapper les infrastructures énergétiques adverses, un jour après s’en être pris à Kiev pour ses attaques contre des raffineries de diesel russes. « L’Ukraine a accepté de ne pas attaquer des cibles énergétiques russes. La Russie a accepté de faire de même », a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social. Il sera aisé de vérifier cette affirmation sur le terrain dans les heures qui viennent. Car le président américain voulait aussi et surtout faire passer un autre message, en direction de ses électeurs : « La hausse du prix du diesel dans le monde est principalement causée par la guerre entre la Russie et l’Ukraine, et non par l’Iran », a-t-il ajouté malgré le fait que le conflit au Moyen-Orient se traduit aussi par une hausse des prix à la pompe.
La déclaration du jour
« La frappe contre un train de passagers en Ukraine hier [dimanche] montre à quel point Poutine est devenu désespéré. Il pense qu’il peut nous empêcher de soutenir l’Ukraine et qu’il peut saper notre unité. Il a tort. »
L’analyse de Mark Rutte, le patron de l’Otan, après la fameuse attaque d’un train ukrainien, quasiment à la frontière de la Pologne, et donc du territoire de l’Alliance atlantique. Elle rejoint les réactions des autres alliés européens de Kiev qui semblent s’être donnés le mot pour voir dans cet événement une preuve de faiblesse du Kremlin. Pour Jean-Noël Barrot, le chef de la diplomatie française, la frappe « montre à quel point Poutine est devenu désespéré ».
Moscou ne plaide en tout cas pas l’erreur. Au contraire. « Il est question du territoire ukrainien. Nos militaires accomplissent leurs missions sur l’ensemble du territoire ukrainien et continueront à le faire », a sobrement commenté Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin.
Le chiffre du jour
3 morts. Et sept blessés. Le bilan d’une nouvelle attaque russe dans le nord de l’Ukraine. Elle a touché un entrepôt agricole situé à Prylouky, dans la région de Tcherniguiv, à quelque 130 km au nord-est de Kiev, selon une source policière, qui n’a pas précisé quel type de projectile avait été employé.
La tendance
La Finlande, voisine de la Russie, a décidé de rejoindre la dissuasion nucléaire « avancée » proposée par la France, devenant le dixième partenaire européen à se joindre à l’initiative lancée en début d’année par Emmanuel Macron. Dans une déclaration conjointe publiée lundi, les deux pays annoncent qu'« un groupe de pilotage nucléaire sera établi dans les prochains mois pour commencer la mise en œuvre de cette coopération ». Alors que la France est le seul pays européen doté de l’arme atomique avec le Royaume-Uni, l’initiative de dissuasion « avancée » vise à associer d’autres Etats européens volontaires, notamment à travers des exercices et des consultations stratégiques, mais sans aucun partage de la décision ultime.
Notre dossier sur la guerre en Ukraine
« Cela signifie que nous diversifions notre défense et notre dissuasion », a expliqué le président finlandais Alexander Stubb lors d’une conférence de presse à Helsinki. « Si vous demandez quel est notre principal parapluie nucléaire, cela reste celui de l’Otan, et plus précisément celui des Etats-Unis. Cela apporte donc une valeur ajoutée à notre propre planification de défense », a-t-il ajouté. L’Estonie a annoncé être également en discussion avec la France pour se joindre aux partenaires de la France.